Santé Climi, c’est un petit appareil qui détecte le danger… plusieurs écoles l’ont déjà adopté.

Le saviez-vous ? Dans une classe composée d’une vingtaine d’élèves, il suffit de quelques minutes pour que la température monte et, surtout, pour que la qualité de l’air devienne purement et simplement nocive pour les élèves et les professeurs qui y travaillent.

En outre, dans une majorité des locaux fréquentés par nos chérubins, il est prouvé que l’air est pollué, au sens propre du terme !

Pour contrer ce fléau, une entreprise de la région liégeoise a développé le Climi Aéris, un petit appareil qui permet de mesurer la concentration de CO2 dans l’air… et d’indiquer qu’il est nécessaire de renouveler cet air.

"Notre préoccupation, c’est la pollution de l’air dans nos salles de classes. Car on peut réellement parler de pollution, et ce, partout en Europe", explique Guy Vlodarczak, responsable de Climi Aéris. "Cette réalité n’est pas récente mais il y a du neuf. On sait objectiver cette qualité de l’air et surtout, les locaux sont plus confinés."

Effet pervers de l’isolation. En effet, "avec les nouveaux châssis et les bâtiments isolés, nous transformons nos classes en véritables thermos", constate l’entrepreneur. Une catastrophe… Au-delà des effets sur la santé à long terme, une concentration trop élevée de CO2 diminue directement la concentration de l’élève et augmente l’endormissement. "Un local confiné peut aussi déclencher des maux de tête et parfois des manifestations d’hyperactivité : c’est vrai à l’école, ça l’est encore en entreprise"… Si l’on ajoute à cela l’humidité et les moisissures, "tous ces éléments invisibles s’accumulent et contribuent à transformer les salles de classe en espaces de vie toxiques".

La solution ? Elle est simple… il suffit d’ouvrir la fenêtre. Les nombreuses observations démontrent toutefois que les enseignants n’y pensent pas ou trop peu. "Or, ouvrir simplement entre deux cours, à la récréation n’est pas suffisant."

L’objectif du Climi est donc très simple : "Lorsque le taux de CO2 dépasse une norme autorisée, une alarme s’enclenche et indique qu’il est temps de renouveler l’air..." Une vingtaine d’établissements de la région liégeoise ont déjà adopté le Climi Aéris… unique sur le marché belge.