Santé

Les étudiants qui suivent la formation en obstétrique à l'Erasmushogeschool à Bruxelles (EhB) vont prochainement participer à un programme intitulé "Buddy aan de wieg" qui ambitionne d'aider les femmes enceintes confrontées à la pauvreté. 

L'école supérieure néerlandophone l'a annoncé mardi à l'occasion d'une journée d'études sur les "risques de pauvreté et la grossesse à Bruxelles en en périphérie." Les chiffres de l'Observatoire de la Santé et du Social de Bruxelles-Capitale indiquent que quelque 30% de la population de la capitale vivait en 2016 sous le seuil de pauvreté. De plus, un enfant sur cinq naît dans une famille qui ne dispose pas de revenus issus du travail. "Cela engendre des risques importants en matière de santé, tant pour la mère que pour l'enfant. Nous devons anticiper cela", affirme Joeri Vermeulen, responsable de la formation en obstétrique au EhB.

Les étudiants prendront part au projet "Buddy aan de wieg", qui existe déjà à Gand et Hasselt. Les futures sages-femmes accompagneront une famille vulnérable pendant la grossesse et jusqu'au premier anniversaire du bébé. Les étudiants fourniront également une aide dans les tâches quotidiennes.

Selon une enquête de Katrien Beeckman, de l'UZ Brussel, les femmes enceintes vulnérables reçoivent globalement moins de soins optimaux que la moyenne. Afin de répondre à cette problématique, la chercheuse avait formulé une série de recommandations, dont un screening de la vulnérabilité, un soutien psychosocial et la création d'un point de contact personnalisé.