Santé

En Belgique, aucun outil numérique ne permet de déterminer l'âge de cet organe vital. 

Certaines animations, sponsorisées, peuvent parfois donner des indications au grand public attentif à des actions de sensibilisation. Mais il n'y a pas de données scientifiques qui peuvent affirmer avec exactitude l'âge du coeur des patients.

Les cardiologues sondés évoquent plutôt un argument marketing, sans le dire si ouvertement. "Il y a aujourd'hui une grosse discussion sur l'âge biologique du coeur", détaille le Dr Gian-Battista Chierchia (UZ Brussel). "Il y a des personnes de 80 ans qui donnent l'impression d'en avoir 60 et vice-versa. Ne connaissant pas réellement nos gènes, il est difficile d'estimer réellement l'âge d'un coeur." Il poursuit : "La prévention est fondamental pour avoir un cooeur plus jeune. Il faut manger varié ét équilibré. Manger gras ne fait pas si mal si on mange de bonnes graisses et en quantités limitées. On parle aussi de l'effet bénéfique de certaines noix qui apportent des nutriments, des poissons riches en omégas 3... Il faut manger certains aliments avec modération."

Du côté de la Ligue cardiologique belge, on tempère. "L'âge du coeur, c'est exprimer au grand public, en focntion du facteur de risques ce qui les attendrait s'ils ne modifient pas leurs habitudes de vie", précise le Dr Freddy Van Casseye, directeur de la Ligue cardiologique belge. "Sur base de la mesure des différents facteurs de risques et de l'anamnèse (antécédents familiaux...), on leur donne un risque cardiovasculaire global. On leur apprend, par exemple, au vu de certains facteurs de risques, que, dans 10 ans, ils encourent 15 % de risques d'avoir un accident cardiovasculaire. On traduit ce pourcentage statistique en chiffre compréhensible pour tous. Ça ne veut pas dire qu'ils développeront tous une maladie cardiovasculaire, mais on les sensibilise aux facteurs de risques. On les pousse à aller voir un médecin qui évaluera leur pression artérielle, leur taux de sucre, leur niveau de cholestérol..."


Quelques chiffres sur le coeur

1

À chaque minute, les chances de survie " diminuent de 10%", constate le Dr Ivan Blankoff

2

Un Belge sur deux est concerné par les maladies cardiovasculaires

3

Toutes les trois minutes, un Belge est hospitalisé des suites d'un problèmes cardiaque.

11

Chaque année, on dénombre quelque 11,000 arrêts cardiaques dans notre pays

10

Le taux de survie sans séquelle est "à peine de 10 %", déplore le Dr Ivan Blankoff, cardiologue au CHU de Charleroi et Vice-président de la Belgian Rythm Association (BeHRA).

15

La Ligue cardiologique belge constate une diminution de 15% de la mortalité cardiovasculaire. " En 1998, la mortalité due aux maladies cardiovasculaires touchait 37.591 personnes alors que 13 ans plus tard, en 2011, elle concernait 31.000 personnes. Nous sommes satisfaits de ce constat, même si les chiffres sont encore élevés et que les maladies cardiovasculaires restent la première cause de décès", souligne Freddy Van de Casseye, directeur de la Ligue cardiologique belge.

24

"Pratiquer une activité physique modérée à intense entraîne une diminution de 24 % et 34 % du risque de maladie cardiovasculaire, tout en améliorant l’espérance et la qualité de vie", détaille Freddy Van de Casseye

80

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), un mode de vie sain permettrait d'éviter près de 80 % des maladies cardiovasculaires