Santé L’ISP constate que le taux de consultations pour infections respiratoires aiguës augmente chez les enfants de 0-4 ans.

Nez qui coule, yeux rougis, toux, gorge qui gratte, difficultés à respirer… En automne, un temps plus frais et humide et la concentration de personnes au sein d’un même endroit (travail, école…) contribuent à la prolifération des microbes.

Le diagnostic n’est pas encore celui de la grippe, mais les généralistes constatent de plus en plus de (rhino) pharyngites, trachéites ou d’angines.

Les enfants n’échappent pas aux infections saisonnières. Diego, 6 mois, est sous aérosol depuis le week-end. Sa mère, Marie, détaille : "Nous sommes allés aux urgences avec lui samedi. Il respirait mal, il était plus accablé. Il est désormais sous traitement aérosol et nous allons voir le kinésithérapeute tous les jours pour faciliter sa respiration."

À l’Institut de santé publique, les médecins vigies confirment. Dans leur bilan hebdomadaire, ils constatent que "le taux de consultations pour infections aiguës augmente chez les enfants de 0 à 4 ans."

Ils poursuivent, en détaillant les virus incriminés : "Le nombre d’infections confirmées de parainfluenza virus augmente". Les parainfluenza touchent le système respiratoire. Les infections de ce type peuvent être des trachéites, des bronchiolites ou, plus graves pour les personnes sensibles, des pneumonies.

Au sein de l’Institut de santé publique, on indique qu’il n’y a rien d’anormal pour la saison. Auprès des généralistes interrogés, on nous indique que les salles d’attente sont remplies de patients atteints au système respiratoire mais leur nombre est similaire à ceux des années précédentes.

Les médecins veillent. Ils n’ont, à ce jour, pas encore détecté de cas de grippe. Dans leur rapport hebdomadaire, les spécialistes de la santé indiquent : "Le taux de consultations pour syndromes grippaux reste au niveau de base. Les médecins vigies ont récolté deux échantillons respiratoires, qui étaient négatifs pour l’influenza."

Pour s’en protéger (et protéger les plus faibles), il faut avoir une bonne hygiène de vie, se laver régulièrement les mains, éviter les contacts avec les personnes malades et rester chez soi si l’on ne se sent pas bien, afin d’éviter de propager le virus dans les salles d’attente. L’un des seuls remèdes est souvent la patience. En effet, les cas de bronchiolites, trachéites et autres grippes ne se soignent pas à l’aide d’antibiotiques.