Santé

Lundi, Jean-Marc (*), 40 ans, infirmier à domicile était en congé. Le dos un peu raide - un début de lumbago - après quatre jours de boulot. Il travaille dur, très dur - 15 heures non-stop par jour, de 5h30 à 20 heures. Il roule 120 kilomètres, en ville, de patient en patient. Il prend très mal les suspicions de fraude à l’égard d’infirmiers, qui, comme lui, parce qu’ils gagnent (très) bien leur vie, sont ciblés par les contrôles de l’Inami (Institut national de l’assurance-maladie invalidité). L’an dernier, son chiffre d’affaires a tourné autour de 170 000 euros brut.

"J’ai mis de côté pour ma pension et j’ai acheté un petit appartement, comme sécurité." Si le dos lâche pour de bon, il ne pourra plus exercer. "Ça me fait 3 000 euros net par mois. C’est confortable, je vis bien, mais je suis réglo : je ne fais pas d’argent sur le dos de l’Inami ou de mes patients ! , s’exclame-t-il, entre émotion et colère . Cela fait 15 ans que j’exerce. Je suis un bosseur et j’aime mon métier."

La suite de cet article est à découvrir dans notre "Edition web" (à partir de 4,83 euros par mois).