Santé 36 inspecteurs contrôlent les soirées où l’on vend de l’alcool.

La vente d’alcool en Belgique est réglementée. "Il est interdit de vendre, de servir ou d’offrir toute boisson ou produit ayant un titre alcoométrique acquis supérieur à 0,5 % vol aux jeunes de moins de seize ans", lit-on dans la loi.

Des contrôleurs sont là pour faire respecter la loi et constater d’éventuelles infractions. Ils sont au nombre de trente-six. Ils écument les soirées de façon aléatoire pour voir si la loi est respectée.

En 2016, "5.000 contrôles ont été effectués concernant la vente d’alcool aux mineurs. Le pourcentage d’infractions constatées se situe autour des 9 %, mais celui-ci reste bien plus élevé sur le terrain, les contrôleurs étant obligés de prendre les infractions sur le fait", indique Vinciane Charlier, porte-parole du SPF Santé publique.

Autrement dit : il faut que le contrôleur assiste à la vente du verre d’alcool à un mineur. Il semblerait que les fêtes organisées pour et par les jeunes ne respectent pas ces obligations. "Un des principaux problèmes sont les soirées de jeunes, ajoute Vinciane Charlier. Un tiers de ces fêtes ne respectent pas l’interdiction de vente d’alcool aux mineurs."

Le montant total des amendes de l’année dernière n’a pas été communiqué. Il est toutefois important de préciser que les montants exigés en cas d’infraction constatée sont assez importants.

"L’amende minimale est fixée, maintenant, à 208 euros, mais peut monter à 8.000 euros", poursuit-on au SPF Santé publique.

Cette amende varie en fonction de divers éléments : la gravité des faits et la "responsabilité de la personne verbalisée". Un serveur aura une amende moindre qu’un patron de café, par exemple.