Santé Greenpeace a mesuré le taux de dioxyde d’azote dans les six plus grandes villes de Wallonie. Le résultat est édifiant

Entre le 17 août et le 17 septembre, une septantaine de particuliers a mesuré le taux de dioxyde d’azote (NO2) - gaz polluant émis par les voitures roulant au diesel - dans les six plus grandes villes wallonnes. Selon Greenpeace, à l’origine de cette campagne de mesures, les résultats "se révèlent plus inquiétants que ce que rapportent les mesures officielles", explique Élodie Mertz, experte en qualité de l’air chez Greenpeace. "Sur l’ensemble des participants, 60,3 % respirent un air médiocre ou de mauvaise qualité tandis que 8,8 % respirent un air de très mauvaise qualité, dont les seuils dépassent les limites légales autorisées (lire ci-dessous)."

Ces stations de mesure ont été installées dans les centres-villes, dans des rues plus ou moins fréquentées ainsi que le long de routes fréquentées par un gros trafic automobile. "Des gens, des enfants habitent et circulent tous les jours dans les endroits ciblés par notre campagne de mesures", poursuit la spécialiste de Greenpeace, qui dénonce le fait que "les stations officielles de mesure de la qualité de l’air situées en zones périurbaines ou rurales ne rendent pas compte de la pollution à laquelle sont quotidiennement exposés les citoyens wallons."

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