Santé

Grâce à l'échange des profils ADN entre la Belgique et l'Espagne entamé le mois dernier pour lutter contre la criminalité transfrontalière, le terrorisme et la criminalité organisée, une identité a pu être posée sur 471 traces jusqu'alors non-identifiées en Belgique, annonce vendredi l'Institut national de criminalistique et de criminologie. 

Dans 16% des cas, les traces concernées provenaient de délits graves tels que des meurtres, des faits de mœurs, des coups et blessures volontaires, des dossiers de terrorisme, des menaces, des faits de stupéfiants, des vols avec violence, des associations de malfaiteurs ou des enlèvements.

Ces correspondances entre d'une part un profil de trace belge et d'autre part un profil de personne espagnol ont permis une percée significative dans neuf dossiers de meurtres auparavant non résolus, six dossiers de faits de mœurs et six dossiers de stupéfiants.

Au total, les banques de données ADN belges contiennent plus de 47.500 profils de condamnés, environ 2.000 profils de suspects et plus de 50.000 profils de traces.

La Belgique échange déjà ses données avec les Pays-Bas, la France, l'Allemagne, le Luxembourg, la Suède, l'Autriche, la République Tchèque, la Roumanie et l'Estonie. Si la Bulgarie, la Lituanie et la Pologne sont les prochains pays qui échangeront leurs données avec la Belgique, le pays les transmettra au final aux 27 états signataires du traité de Prüm.