Santé 10 % des Européens souffriraient d’une maladie potentiellement mortelle : le foie gras.

Malbouffe, sédentarité, diabète, hypertension… Les facteurs liés à la maladie dite du foie gras, connue aussi comme la maladie du soda, sont nombreux. Cette maladie serait avant tout une conséquence de l’obésité. Elle toucherait une personne sur dix, soit le nombre de personnes en surpoids. Aux États-Unis, le pourcentage grimpe jusqu’à 20 % de la population.

Les œufs de Pâques au lait fourré ne sont pas de bon augure. "On consomme beaucoup trop de sucres raffinés", déplore le Dr Frédéric Louis. "Le corps est surchargé en graisses." La résistance à l’insuline apparaît et "le foie devient gras : il n’arrive plus à éliminer les graisses. Il sature."

Si le foie gras est à un stade pas trop avancé, la situation peut encore être "corrigée", précise le spécialiste liégeois qui prône de lutter contre la douleur et certaines inflammations par l’alimentation. "Le seul traitement ayant fait la preuve de son efficacité est la perte de poids au moyen d’un régime alimentaire, de sport et de l’intégration d’activités physiques dans la vie quotidienne. Une perte de poids effective peut entraîner une amélioration ou une guérison de la maladie", fait savoir le service de gastro-entérologie et d’oncologie digestive du CHC, à Liège. "Il est recommandé de perdre au moins 7 % par rapport au poids de départ."

Des compléments alimentaires (à base de curcuma, de Chardon Marie et éventuellement d’artichaut) peuvent également redonner vigueur au foie.

Généralement, cette maladie est asymptomatique. Elle est découverte lors d’un examen médical de routine ou lors d’une simple prise de sang. Mais il y a aussi des signes qui doivent alerter. Certains patients se plaignent d’une intense fatigue, de douleurs au ventre ou de jaunisse. Récemment, en France, le journaliste de foot Pierre Ménès en a été victime.

Pour avoir un diagnostic clair et précis, il est recommandé de faire une biopsie hépatique. Cela permet également d’évaluer le degré de la maladie. Car, à un stade avancé, l’inflammation "peut provoquer une fibrose, une cirrhose hépatique non alcoolique et, dans 5 % des cas, se transformer en carcinome, en cancer", détaille François Motte, ingénieur en biochimie alimentaire.

Les patients chez qui on a détecté une stéatose hépatique non alcoolique doivent se soumettre annuellement à des contrôles.