Santé

L’obésité en Belgique est devenue unedes principales préoccupations de santé publique. Et la raillerie numéro un

BRUXELLES Selon la clinique de l’obésité de Namur, 12,1 % des hommes et 18,4 % des femmes souffrent d’obésité en Belgique. Cette maladie augmente avec l’âge et touche plus majoritairement les classes sociales défavorisées.

Aujourd’hui, près d’un Belge sur deux souffre de surpoids ou d’obésité.

Définie par l’Organisation mondiale de la santé comme “le résultat d’une accumulation excessive de graisse dans l’organisme, la première cause est la consommation excessive d’aliments trop riches”. C’est un fait. Mais ce n’est pas la seule raison.

Diverses explications : selon le site Éducation permanente et sa récente étude sur l’obésité, la prévention de l’obésité, uniquement axée sur les habitudes alimentaires, renforcerait la stigmatisation et donc l’exclusion des gros, que l’on associerait systématiquement à des fainéants gourmands.

Mais l’assiette et le manque d’activité physique ne sont pas les seules fautifs. En effet, un dérèglement hormonal peut entraîner une prise de poids importante alors même que l’on ne modifie pas ses habitudes alimentaires. C’est un des symptômes de l’hypothyroïdie par exemple, entre autres, dérèglement fréquent chez les femmes. Manger des fruits de mer dans ce cas permettrait de relancer la glande thyroïde et donc de reperdre du poids ! Encore faut-il savoir que l’on est atteint.

De plus, des chercheurs de l’université d’Oxford ont découvert que certaines formes d’obésité pourraient s’expliquer génétiquement.

Les patients porteurs de la copie du gène FTO auraient 30 % plus de risques que les autres de devenir obèses : voilà ce qui expliquerait comment deux personnes pratiquant la même activité sportive et mangeant les mêmes proportions de nourriture ne perdent pas le même poids. Ces facteurs pris indépendamment ne peuvent à eux seuls justifier l’obésité morbide qui touche 50.000 Belges, mais ils méritent d’être exposés.


© La Dernière Heure 2013