Santé L’encens et les bougies parfumées contribuent à la pollution de l’air intérieur.

Une étude de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) révèle que les désodorisants à combustion participent à la pollution de l’air intérieur. La population semble déjà bien informée sur la qualité de l’air extérieur, mais encore assez peu sur la pollution de l’air intérieur. Or, nous passons en moyenne 80 % de notre temps dans des espaces clos.

Le risque est d’autant plus important que le consommateur n’est souvent pas conscient des dangers. Plus de la moitié des usagers pensent que cette pratique n’a pas d’effet sur la qualité de l’air. Certains pensent même que cette utilisation peut avoir un impact positif.

Cette étude a pour objectif de sensibiliser le public aux bonnes pratiques d’utilisation. Plusieurs scénarios ont été testés sur neuf bougies parfumées et neuf encens. Dans le cas d’une utilisation occasionnelle, la situation n’est pas préoccupante si vous utilisez une bougie une fois tous les dix jours avec une aération à la fin.

En revanche, si vous brûlez de l’encens quotidiennement pendant deux heures sans aération, le danger est réel. Le taux de benzène (hydrocarbure classé cancérigène) sera alors cinq fois supérieur à la moyenne.

Il est également révélé que les bougies parfumées polluent moins que l’encens. "Les niveaux de polluants volatils émis par les bougies sont nettement plus faibles que ceux relevés pour l’encens" indique l’Ademe. Cependant, les bougies parfumées émettent des particules plus fines que l’encens, et sont donc plus nocives pour les voies respiratoires.

Les conséquences du benzène et des autres substances sont multiples. Elles peuvent aller d’irritations respiratoires à des risques de cancer, en passant par des maux de tête.

Plusieurs conseils peuvent être tirés de cette étude. Tout d’abord, il faut toujours aérer les pièces de vie (d’autant plus après l’utilisation de bougies ou d’encens). Pour une utilisation dans des pièces confinées, il est préférable d’ouvrir la fenêtre durant l’opération.

Pour les adeptes de l’encens ou des bougies, il est recommandé de limiter la fréquence d’utilisation. Il ne faut pas non plus brûler plusieurs produits en même temps. Nadia Herbelot, chef du service de qualité de l’air de l’Ademe, conseille aux "personnes asthmatiques, femmes enceintes et enfants de tout simplement s’abstenir".