Santé Tout vétérinaire est à même de pratiquer les tests d’évaluation de votre chien par un examen radiographique.

Vous avez acquis votre chiot chez un éleveur.. et dès les premiers contacts, ce dernier vous a parlé des radiographies effectuées sur le chiot dans le contexte du contrôle de la dysplasie de la hanche. Ou peut-être avez-vous entendu parler de cette étrange pathologie par votre vétérinaire lors d’une récente visite chez lui ? Vous savez donc probablement déjà vaguement ce que cette maladie englobe comme symptômes et conséquences. Mais peut-être souhaiteriez-vous en savoir plus encore ! Vous êtes donc au bon endroit…

Dysplasie de la hanche : fiche d’identité

Le fémur, l’un des os les plus importants du squelette, possède une tête qui s’emboîte dans une cavité particulière appelée la cavité glénoïde du bassin. La tête fémorale y est maintenue grâce à une capsule fibreuse tout autour de l’articulation, mais aussi par les muscles de la région (les fessiers entre autres) et par un ligament appelé le ligament de la tête, qui la fixe au fond de la cavité glénoïde du bassin. Lors de dysplasie de la hanche, il existe une laxité excessive du ligament de la tête, et celle-ci se promène alors anormalement dans sa cavité.

A plus ou moins long terme, ce mal-fonctionnement va déboucher sur l’apparition progressive d’arthrose, et d’une déformation de la cavité.

Les signes de la dysplasie de la hanche

Chez les chiots atteints de cette anomalie articulaire, on pourra d’abord remarquer une démarche inhabituelle, qualifiée de chaloupée (le chien dandine du train arrière). Toutefois, de nombreux chiots présentent cette démarche, qui ne présume pas d’une quelconque évolution vers un problème grave. Les premières douleurs peuvent apparaître vers l’âge de 6 à 8 mois, mais elles peuvent également passer inaperçues et se résoudre rapidement. Les signes d’alerte sont ensuite ceux dus au développement plus ou moins précoce d’arthrose. Le chien présente une boiterie, principalement à froid, c’est-à-dire le matin ou après être resté longtemps couché. Les signes et le développement de l’arthrose sont toutefois très variables d’un chien à l’autre : certains chiens présentant une dysplasie très importante (grande laxité articulaire) ne développeront pas d’arthrose avant cinq ou six ans, alors que d’autres présentant un léger défaut seront atteints très tôt et de façon intense. Une pathologie qui s’exprime donc, on le constate, de manière très diverse et variable selon les individus, leur environnement.. mais aussi leur lignée génétique.

Le diagnostic

Tout vétérinaire est à même de pratiquer les tests d’évaluation de votre chien par un examen radiographique. Cette radiographie est réalisée après l’âge d’un an, car avant, on risque de ne pas détecter la maladie. Le chien ainsi examiné est alors classé, selon les résultats observés à la radiographie, parmi les cinq catégories, allant de A à E, A étant l’absence de dysplasie et E la forme la plus avancée (la tête du fémur est alors complètement luxée c’est-à-dire largement sortie de la cavité glénoïde du bassin dans laquelle elle se coapte normalement).

Les radiographies ainsi réalisées par le vétérinaire peuvent, dans le cas de délivrance de pédigrés, être analysées et lues par des comités scientifiques rassemblant des experts et des spécialistes de ce type d’observation.

Le traitement

Les signes de la dysplasie de la hanche sont liés à l’apparition d’arthrose, qui entraîne une douleur de l’articulation. Le traitement peut être médical ou chirurgical. Le traitement médical consiste en l’administration d’anti-inflammatoires qui soulagent la douleur. Il existe également aujourd’hui de nombreux traitements dits chondro-protecteurs (glucosamine et chondroïtine) qui permettent de ralentir l’évolution de l’arthrose et de réduire également la douleur, en synergie avec les anti-inflammatoires. Ces chondro-protecteurs sont de plus en plus souvent ajoutés dans les formulations des aliments à destination de ces grands chiens. Les traitements chirurgicaux sont nombreux, et leur choix doit être fait pour chaque chien, en fonction de l’individu, de son état de santé et de l’étendue de son problème.

La dysplasie de la hanche est une anomalie très répandue chez de nombreuses races de chien. Elle présente une forte composante héréditaire, mais son mode de transmission très complexe ne permet pas de l’éradiquer facilement malgré les efforts des cynophiles. De plus, il est clair que des facteurs d’environnement et d’alimentation interviennent dans le développement de ce trouble, comme pour la plupart des troubles de la croissance chez les chiens de grande race. Une alimentation adaptée dès les premières semaines de vie sera donc contributrice au bon état de santé.

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