Santé Avec la canicule qui sévit, Touring est assailli d’appels de Belges en vacances dans le Sud de l’Europe.

Le soleil, la plage, le farniente : de nombreux Belges sont descendus ou s’apprêtent à descendre dans le Sud. Attention : cette année, la canicule a des effets pervers. Touring a ainsi enregistré 15 % d’appels en plus pour des infections dans le Sud.

"C’est lié à la canicule qui sévit dans une grande partie de l’Espagne, en Grèce, en Italie, dans l’ouest de l’Europe et un peu moins en France méditerranéenne", note Danny Smagghe, porte-parole de Touring, qui précise que 2017 est une année particulière. "Le nombre d’infections ou de dysenteries a augmenté de 15 % par rapport à la première quinzaine de juillet 2016, avec 228 cas en 2017 en à peine deux semaines. Et le nombre de personnes souffrant d’une insolation a augmenté de 61 à 82 cas." Touring rappelle que ces températures élevées demandent beaucoup plus d’hygiène et de protection chez les vacanciers. Mais tous ne semblent pas l’avoir intégré…

"D’autres infections sont aussi en augmentation, par négligence des vacanciers, surtout sur l’hygiène, reprend Dan- ny Smagghe. Depuis un mois, les températures dépassent souvent les 40° C dans le Sud. Ce qui est un facteur défavorable supplémentaire : les vacanciers mangent et boivent des aliments qui tournent plus vite. Ce ne sont pas vraiment des maladies dramatiques, mais elles peuvent gâcher un séjour. Une infection de salmonelle peut quand même conduire à une hospitalisation."

Touring souligne également l’augmentation du nombre de vacanciers qui souffrent d’une infection des voies respiratoires, à cause des systèmes de climatisation.

Ces problèmes de santé lors d’un séjour à l’étranger seraient souvent dus à la fatigue, au stress du départ, et accentués, une fois sur place, par un climat plus chaud, une nourriture contaminée, de l’eau de moindre qualité, voire un manque d’hygiène (mains non lavées).

Car les maladies infectieuses n’existent pas que dans les pays tropicaux !

Quelques précautions permettent de limiter ces désagréments : faire attention à ce qu’on mange (pas de viande ou poisson crus), se méfier des crudités, des glaces et surtout des glaçons. "Même pour se brosser les dents, mieux vaut utiliser de l’eau en bouteille, assure Danny Smagghe. Les plages de sable sont aussi une source importante de microbes et de nombreux désagréments, surtout chez les enfants en bas âge. Il est conseillé de se laver régulièrement les mains et celles des enfants."

Au terme des deux semaines de juillet, Touring a déjà procédé à 2.715 interventions sur le terrain (+8 % par rapport à 2016), dont 478 dossiers médicaux.