Santé Une étude danoise révèle que la molécule principale de l'antidouleur présenterait un risque accru d'accidents cardiovasculaires.

Début de ce mois, le British Medical Journal (BMJ) publiait sur son site internet le travail d'une équipe de trois chercheurs danois. Au cours de leurs recherches, ils ont passé au crible le résultat de 252 études sur le diclofénac, molécule active du Voltaren.

Leur but était de quantifier les risques liés à l'utilisation de cette dernière, en comparaison avec d'autres antidouleurs tels que le paracétamol et l'ibuprofène ou le naproxène.

Après avoir analysé un échantillon de 6,3 millions d'adultes, les chercheurs avancent comme principal résultat de leurs analyses la propension accrue de souffrir d'incidents cardiaques avec le Voltaren. Ainsi les personnes traitées au diclofénac, molécule active de l'antidouleur, auraient 20 % de plus de risques de subir une crise cardiaque, un accident vasculaire cérébral (AVC) ou de faire de l'arythmie (un rythme cardiaque anormal et irrégulier), que des patients utilisant du paracétamol ou de l'ibuprofène..

Ce risque augmente en outre à 30 % par rapport aux blessés sous traitement de naproxène, et de 50 % sur base de personnes ne suivant aucun traitement.

Contactée par nos soins, la firme GSK qui produit et vend le Voltaren, n'a pas répondu à nos sollicitations.