Santé L'agence nationale de sécurité sanitaire française tire la sonnette d'alarme concernant les cabines de bronzage.

Dans un rapport publié ce mercredi, elle demande aux autorités de " prendre toute mesure de nature à faire cesser l'exposition de la population aux UV artificiels émis par les cabines de bronzage à des fins esthétiques".

Cancer et autres effets sur la santé

"Les rayonnements UV artificiels sont classés cancérogènes certains pour l’Homme par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) depuis 2009", détaille le rapport pour appuyer sa demande. " En France, il a été estimé que 43 % des cas de mélanomes chez les jeunes pouvaient être attribués à une utilisation des cabines de bronzage avant l’âge de 30 ans".


Par ailleurs, d'autres effets néfastes sont provoqués par l'exposition à ces cabines. Le vieillissement de la peau serait quatre fois plus rapide qu'avec le soleil, par exemple.

Des règles plus strictes dès 2019 en Belgique

Chez nous, le Conseil supérieur de la santé plaidait déjà en 2017 pour la suppression des solariums. Kris Peeters, vice-Premier ministre et ministre de l’Emploi, de l’Économie et des Consommateurs déplorait : "L’année dernière, lors de contrôles effectués dans des centres de bronzage, l’inspection économique a constaté 1.214 infractions. 94 % des centres n’étaient pas en règle. Lorsqu’il y a un pourrissement et qu’il existe un risque de contagion majeure, nous ne pouvons pas rester spectateurs. En même temps, j’en appelle à ceux qui veulent absolument bronzer de le faire d’une manière judicieuse."

N'en résulte, pour l'instant, aucune interdiction mais des règles plus strictes seront appliquées dès le 1er janvier 2019. Entre autres, les client devront fournir une attestation médicale confirmant leur type de peau. Un avertissement indiquant "L'usage des bancs solaires peut provoquer le cancer de la peau" devra être affiché, ainsi qu'un panneau mentionnant les risques d'une exposition aux UV.