Santé Une habitude qui a de lourdes implications physiques et sociales, selon les professionnels de santé.

Fumer un pétard n’a rien d’exceptionnel pour les adolescents belges. Dans la tranche d’âge 15-24, une personne sur 4 a déjà bravé l’interdit au moins une fois dans sa vie, selon la dernière enquête nationale de santé.

Certains jeunes prennent goût à la saveur et aux effets du cannabis : plus de 10 % des adolescents en ont consommé au moins une fois au cours de la dernière année. Cette banalisation du pétard inquiète les professionnels de santé.

Le plaisir de fumer un joint peut vite se transformer en addiction, explique Caroline Soudron, psychologue chez Trempoline, une ASBL spécialisée dans la prévention et le traitement des assuétudes. "Au bout d’un moment, la consommation n’est plus uniquement festive. Ça prend après une ampleur, une autre dimension dans la vie. Les jeunes ne fument plus pour le plaisir. Mais plutôt pour apaiser, calmer les tensions."

Dans le cadre d’une consommation régulière, les effets sur la santé sont dévastateurs : le cannabis brûle moins que le tabac et produit davantage de gaz carbonique. Fumer un joint équivaut à fumer entre 2,5 et 5 cigarettes de suite. Imaginez les dégâts sur la santé !

Le cannabis a aussi des effets - parfois irréversibles - au niveau neurologique : problèmes de mémoire et de motivation, aggravation des troubles psychiques, troubles de l’attention ou encore diminution des performances cognitives.

Tous ces symptômes ont des implications sociales. "Ces adolescents ont par exemple plus de difficultés pour réussir leur année scolaire. Ils sont aussi moins motivés pour pratiquer des loisirs", regrette la psychologue.

Découvrez la suite de cet article dans l'Édition Abonnés de DH.be, à partir de 4.83 euros par mois.