Santé La ministre Valérie De Bue invite les 125 clubs concernés à évaluer les concentrations de substances toxiques.

La Wallonie compte 156 terrains synthétiques répertoriés. Infrasport a listé l’ensemble de ces terrains, à l’exception de ceux, peu nombreux, qui n’ont pas bénéficié de subsides et n’ont pas encore pu être répertoriés. "80 % des terrains synthétiques wallons sont fabriqués à base de billes SBR, ces granules de caoutchouc fabriquées à partir de pneus recyclés", nous assure Sabrine Berhin, porte-parole de Valérie De Bue (MR), ministre des Pouvoirs locaux. Soit 125 terrains synthétiques sur le territoire wallon.

La ministre prévoit d’envoyer dans les prochains jours un courrier aux 125 clubs de sport concernés. Les fédérations sportives recevront également le courrier afin de permettre aux clubs dont le terrain n’est pas recensé, d’obtenir l’information. Le but : les pousser à procéder à des contrôles de leurs installations afin d’évaluer les concentrations de substances toxiques et les risques éventuels.

"Je recommande aux propriétaires et aux gestionnaires de terrains en gazon synthétiques remplis de SBR de s’assurer de la conformité du matériau aux dispositions du cadre normatif, via des tests", écrit Valérie De Bue dans ce courrier. "Ces tests doivent être réalisés par un laboratoire agréé par la Région wallonne."

La ministre veut ainsi s’assurer que les contrôles seront correctement réalisés. Cela aura un coût, estimé à 1 500 euros par terrain. La Wallonie subsidiera les clubs qui procéderont à ces contrôles. Dans son courrier, la ministre a informé ceux-ci que le montant des subsides s’élèvera à 50 % de la dépense, la subvention étant plafonnée à 1 000 euros. Un formulaire de subsides est d’ailleurs joint au courrier.

Dans cette missive, il est par ailleurs conseillé aux clubs de restreindre l’accès au terrain et d’en exclure le public, qui doit rester dans la zone neutre. Mais aussi de ne pas mettre volontairement les granulés en bouche ou dans les oreilles, d’enlever directement les vêtements et chaussures après un match, de prendre une douche sur place, de se laver les mains, et de nettoyer et désinfecter rapidement toute plaie ou éraflure.

Il s’agira également d’éviter, à l’avenir, la construction de nouvelles aires de jeu problématiques.

"Contrairement à ce qui a été dit, le cadre normatif existe, disponible en ligne. Le marché public pour sa réalisation a été lancé en décembre 2017", reprend la porte-parole de la ministre. "Il est en cours depuis plusieurs mois et fixe des normes plus strictes pour la construction de terrains synthétiques."