Santé

La distribution de comprimés d'iode a été actualisée dans le nouveau plan d'urgence nucléaire entré en vigueur mardi, ont annoncé les ministres de l'Intérieur, Jan Jambon et de la Santé publique, Maggie De Block. 

Sur base de l'avis du Conseil supérieur de la Santé et "d'autres conseils consultatifs scientifiques", ces comprimés sont désormais destinés aux personnes vivant dans un périmètre de 20 kilomètres autour d'une installation nucléaire (10 kilomètres pour l'Institut national des radioéléments de Fleurus) et aux groupes-cibles plus vulnérables, soit les enfants jusqu'à 18 ans, les femmes enceintes et celles qui allaitent. Plus de 4,5 millions de boîtes ont ainsi été commandées. Depuis ce mardi, les pilules d'iode sont disponibles gratuitement dans les pharmacies. Le nouveau plan d'urgence nucléaire, dont la précédente version datait de 2003, actualise en effet la distribution de ces comprimés.

Lors d'un accident nucléaire, de l'iode radioactif peut être émis, ce qui peut causer notamment un cancer de la glande thyroïde. "En prenant au bon moment l'iode stable, la glande thyroïde se sature ce qui empêche la captation d'iode radioactif", indiquent les autorités. Cela n'offre toutefois aucune protection contre d'autres substances radioactives. Si un accident nucléaire se produit, se mettre à l'abri reste donc la meilleure protection.

Jusqu'à présent, seules les personnes vivant près d'une installation nucléaire pouvaient se procurer des pilules d'iode chez leur pharmacien. Dorénavant, les groupes-cibles plus vulnérables au cancer de la thyroïde, soit les enfants jusqu'à l'âge de 18 ans, les femmes enceintes et celles qui allaitent, sont vivement encouragés à se procurer ces comprimés. Les collectivités qui s'occupent de bébés et d'enfants, telles que les crèches, les écoles, les garderies... sont également priées d'en acquérir par précaution.

Chaque citoyen peut toutefois aller chercher des pilules d'iode car aucune vérification ne sera opérée par le pharmacien. Les personnes âgées de plus de 40 ans ou présentant une allergie ou une hypersensibilité à l'iode sont elles invitées à consulter leur médecin traitant.

Les personnes possédant déjà des comprimés d'iode ne doivent pas les changer, a insisté Maggie De Block, qui a souligné que la date inscrite sur l'emballage est bien celle de fabrication et non de péremption.