Santé

Le SPF Santé publique a lancé mercredi en présence de la ministre Maggie De Block la 10e édition de la campagne Beldonor. 

Cette année, elle vise d'abord à sensibiliser les jeunes au don d'organes. Après dix années de campagne, le nombre de personnes se déclarant explicitement donneur d'organes a augmenté pour passer de 33.003 en 2005 à 221.384 à ce jour, selon les chiffres du SPF Santé publique. 

Malgré cela, le nombre de personnes en attente d'une transplantation se chiffrait à 1.276 en septembre 2015. Cette nouvelle édition de la campagne Beldonor, imaginée par une équipe d'étudiants de l'IHECS, a choisi de se concentrer sur la sensibilisation et l'information des jeunes. 

"Elle vise à les amener à se questionner. Les jeunes ramènent ensuite le sujet à la maison. C'est l'occasion d'en parler en famille, de dédramatiser le sujet. Mais surtout de savoir ce qu'en pense l'un et l'autre", explique la coordinatrice Beldonor, Isabelle Sénépart.

L'expert en don d'organes du SPF Santé publique, Luc Colenbie, insiste sur l'importance de poursuivre le travail d'information: "La décision finale revient aux familles s'il n'y a pas de déclaration explicite. Aujourd'hui, en moyenne 12% des familles refusent le don d'organes pour leur proche décédé. Et malgré l'augmentation des déclarations en faveur du don d'organes, les listes d'attente pour une demande de transplantation augmentent."

Le nombre de patients en attente d'un don d'organes s'élevait à 1.193 en septembre 2014, contre 1.276 au même mois cette année, soit une hausse de 7%. Le nombre de personnes refusant de donner leurs organes après leur décès à diminué de 190.158 en 2005 à 188.435 aujourd'hui. L'âge moyen d'un donneur en Belgique s'élève à 53 ans, selon l'expert du SPF.

"Le nombre de personnes se déclarant explicitement donneur d'organes a dépassé celui des personnes qui le refusent, pour la première fois en 2014. Et ce chiffre a encore augmenté cette année", se réjouit M. Colenbie.

La Belgique est globalement un bon élève dans le domaine. Elle se place en deuxième position en Europe, après la Croatie, en terme de nombre de transplantations. "C'est dû à notre législation", selon le directeur général du SPF Santé publique, Christiaan Decoster.

En Belgique, toute personne n'ayant pas manifesté son opposition au don d'organes de son vivant est supposée être automatiquement d'accord avec le prélèvement d'organes après la mort. Les membres de la famille au premier degré et le conjoint peuvent toutefois s'y opposer en absence d'une déclaration explicite.

Le bus "Federal truck", un camion aménagé et interactif, visitera les écoles du pays dans le but d'informer les jeunes dans le cadre de la campagne Beldonor.