Santé L’opération de l’Institut de Santé Publique est un succès. Les experts sont satisfaits.

Du 1er avril au 31 octobre, les Belges sont invités à envoyer les tiques qui les ont mordus à TiquesNet, projet dépendant du service d’épidémiologie des maladies infectieuses de l’Institut de Santé Publique.

Les épidémiologistes s’attendaient à récolter près de mille spécimens entre avril et octobre. Ils constatent que l’opération est un réel succès. "Nous avons reçu plus de 2.000 tiques qui ont mordu des humains", se réjouit le Dr Tinne Lernout, expert en maladie de Lyme. "Nous n’avons pas encore recensé tous les courriers avec les spécimens, mais nous avons déjà quelque 2.000 codes référence. On en reçoit encore!"

Un réel succès qui ne doit pas dissuader les personnes mordues de continuer l’action. "Nous espérons en recevoir jusqu’au 31 octobre. Nous aurons un échantillon représentatif des périodes et des provinces, nous pourrons donc voir à quel moment les tiques mordent le plus, à quels endoits et à quels pathogènes elles véhiculent à telle période, dans les forêts, les jardins...", poursuit la spécialiste. "Attention, nous recevons des tiques ayant mordu des animaux. Nous analysons uniquement ceux qui ont mordu l’homme."

Si vous avez été mordu, signalez la morsure sur https://tiquesnet.wiv-isp.be. Notez la date de la piqûre et envoyez le spécimen collé sur une feuille blanche à l’aide d’un morceau de papier collant à Dispatching TiquesNet, DA 853-594-6 à 1180 Uccle.

Jusqu’en novembre, lorsque les spécimens seront envoyés dans un laboratoire aux Pays-Bas, les tiques sont conservées dans un congélateur, à -80°C.

Tous les petits arachnides retirés de l’épiderme ne pourront pas être analysés aux Pays-Bas. "Nous les garderons pour d’autres études, pour étudier des pathogènes plus rares ou valider des méthodes de recherches sur les tiques...", conclut Tinne Lernout.