Santé

Le risque de développer une démence est multiplié par 3 en cas de consommation excessive d’alcool, en faisant le plus important facteur de risque devant le tabac ou l’hypertension. 

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont identifié 1.109.343 cas ayant été diagnostiqués comme atteints de démence en France entre 2008 et 2013, dont plus de 57.000 cas de démences précoces, c’est-à-dire se déclarant avant 65 ans. Parmi ceux-là et après exclusion des cas de démences attribuables à une pathologie bien identifiée, 57 % étaient soit directement attribuables à des dommages cérébraux liés à l’alcool (39 %), soit accompagnés d’une consommation excessive (18 %). 

Alors que pour l’ensemble des adultes hospitalisés, les taux d’alcoolisme étaient évalués à 6,2 % chez les hommes et 1,5 % chez les femmes. Après avoir pris en compte les autres facteurs de risque de démence, le risque était ainsi multiplié par 3,34 pour les femmes, et 3,36 pour les hommes, ce qui en faisait le facteur de risque modifiable (qui peut être atténué, au contraire par exemple d’une prédisposition génétique) le plus important, devant le tabagisme ou l’hypertension artérielle.