Santé Beaucoup de citoyens se rendent chez leur dentiste pour profiter d’un meilleur remboursement.

C’est le rush chez les dentistes du pays. Un grand nombre de citoyens souhaitent honorer leur visite annuelle, afin de bénéficier d’un meilleur remboursement. Dans certaines cliniques et cabinets dentaires, il est impossible de décrocher un rendez-vous avant plusieurs semaines. Valérie, maman de trois enfants, vient de boucler les rendez-vous annuels pour toute la famille. "Nous prenons toujours rendez-vous fort tard, c’est vrai. J’ai eu de la chance. On sera reçus en deux fois chez le dentiste de la région, fin novembre et début décembre. On ne ratera pas le coche cette année. L’an prochain, je vais essayer d’être mieux organisée et de prendre rendez-vous plus tôt."

Les professionnels sont désormais habitués à ces demandes tardives. "Il y a des saisonnalités chez les dentistes", constate le Dr Alain Perceval, dentiste à la clinique dentaire B-Smile à Bruxelles. "Durant les vacances scolaires, on a peu de gens. À la rentrée scolaire, c’est également assez calme, probablement pour des raisons économiques. Avant les vacances, on nous sollicite beaucoup pour des blanchiments et détartrages. Et, en fin d’année, c’est effectivement ceux qui veulent continuer à être mieux remboursés qui téléphonent pour la visite annuelle…"

Une dentiste de la région liégeoise nous confirme : "Mon agenda est ultrachargé jusqu’à la mi-décembre. J’ai encore quelques possibilités de-ci de-là. Je garde quelques créneaux pour pouvoir traiter des urgences, mais bientôt, je serai full."

Michel Devriese, past-président de la Société de médecine dentaire, tempère. Il ne nie pas une certaine effervescence de saison. Il indique cependant que certains dentistes croulent sous le travail alors que d’autres peuvent recevoir de nouveaux patients dans l’après-midi même. "Il y a des régions où c’est le désert au niveau de la dentisterie", déplore-t-il. "À Bruxelles, par exemple, il y a un grand nombre de dentistes, rassemblés sur une même zone. Certains pourraient vous recevoir le jour même si vous en aviez besoin. Dans des régions plus reculées, cela pose problème : il y a un réel désert médical. Les agendas des experts dentaires qui y travaillent sont surchargés. Ils ont du travail à n’en plus finir. Il faut trouver des solutions et des incitants pour que les jeunes aillent s’installer dans les zones désertées… Maggie De Block et Alda Greoli sont au courant, mais rien ne bouge actuellement."