Santé Les effets néfastes de cet oubli matinal se prolongeraient tout au long de la journée.

10 % à 30 % de la population (enfants et adultes) saute le petit-déjeuner. Or, s’il est un repas qu’il est préférable de ne pas négliger, c’est bien celui-là. Et nos aïeuls ne cessaient de le répéter : le petit déjeuner est le repas le plus important de la journée. Il apporterait 30 % des besoins énergétiques dont le corps a besoin au cours de la journée. Muscles et cerveau sont nourris. Et la santé n’en est que meilleure.

En sautant le petit-déjeuner, on "dérègle les horloges internes" , mettent en garde le professeur Oren Froy et une équipe de chercheurs israéliens. Pour en venir à ces résultats, ils ont analysé les gènes des horloges biologiques de 36 volontaires (18 étaient des sujets sains, 18 diabétiques). Ils ont constaté que l'horloge biologique était déréglée la journée entière chez ceux qui n’avaient rien mangé avant 9 h 30.

Le Dr Daniela Jakubowicz, de l’université de Tel Aviv, détaille : "Cela signifie que sauter le petit-déjeuner a un effet délétère sur le système de régulation des gènes de l’horloge du métabolisme du glucose et du poids corporel. En d’autres termes, cela veut dire que si vous sautez le petit-déjeuner, vous pouvez prendre du poids en augmentant votre glycémie, même si vous ne mangez pas plus que d’habitude durant la journée."

Sauter le repas matinal serait donc susceptible d’affecter le métabolisme global en seulement quatre heures. Selon le Pr Marta Garaulet, de l’université de Murcie, cela pourrait aussi aggraver les complications de l’obésité et du diabète de type 2.

Le lien entre le poids et le fait de sauter le petit-déjeuner a déjà été prouvé à de nombreuses reprises. Sur le site de l’Association belge du diabète, une spécialiste ajoute : "Bien que le petit-déjeuner augmente l’apport énergétique journalier, il abaisserait le risque de surpoids et cela sans doute parce que la prise d’un petit-déjeuner est associée à un mode de vie plus sain."