Santé

Le meilleur moyen de se protéger du SIDA et des infections reste le préservatif.

Durex s’est associée à la Plate-forme Prévention sida et Sensoa, le centre d’expertise flamand sur la santé sexuelle, pour lancer le premier “mois de la prévention”. Du 1er novembre au 1er décembre, les professionnels sensibiliseront les Belges aux risques liés aux infections sexuellement transmissibles (IST) et au HIV. Les pharmaciens distribueront le ruban rouge et des préservatifs. Des animations sont également prévues dans des lieux publics, comme les grandes gares du pays.

Les trois partenaires ont mené une enquête sur les connaissances de la population. Les résultats sont édifiants: 9 Belges sur 10 estiment ne pas être concernés par le risque de “contracter” une IST. 93% des plus de 40 ans le pensent. Or, selon les chiffres, le nombre d’IST diagnostiquées est en constante augmentation. Chaque jour, près de 3 nouveaux diagnostics d’infection au HIV sont posés. Les cas de chlamydia ont quadruplé entre 2003 et 2015. Il y a huit fois plus de diagnostics de la syphilis qu’en 2003!

45% des Belges ne savent d’ailleurs pas citer l’IST la plus répandue en Belgique (le chlamydia puis la gonorrhée et la syphilis). Les modes de transmission de ces IST sont encore méconnus. Un Belge sur trois ignore que les IST se transmettent lors d’un rapport sexuel non protégé. Ce sont surtout les jeunes qui sont les moins bien informés à ce sujet. Ils sont deux fois plus (65%) à ignorer que le sexe oral est l’un des modes de transmission des IST et du sida (57% des sondés ne le savent pas). La personne qui donne du plaisir à l’autre (femme ou homme) avec sa bouche s’expose à de nombreuses maladies.

Le sexe oral augmente aussi le risque d’infection par l’herpès, entre autres infections contagieuses et sexuellement transmissibles.

Neuf répondants sur dix répondent correctement en indiquant que le préservatif est le meilleur moyen de prévention contre les IST. En revanche, un Belge sur quatre pense qu’éviter la pénétration durant un acte sexuel non protégé protège contre les principales infections sexuellement transmissibles.

On ne guérit pas de toutes les maladies

 Certaines infections sexuellement transmissibles, comme le chlamydia ou la gonorrhée, peuvent être à l’origine de l’infertilité. 54% des personnes l’ignorent, selon les résultats de l’étude menée pour le compte de Durex, Sensoa et la Plate-forme Prévention Sida.

Outre des risques de stérilités, les IST non traitées peuvent entraîner des troubles cardiaques, des soucis oculaires et/ou artériels... La plupart des infections sexuellement transmissibles peuvent parfois se soigner par antibiotiques et autres traitements médicamenteux.

Malheureusement pour les personnes infectées, on ne guérit pas de toutes les maladies. 

Le virus de l’herpès peut parfois être contré par des antibiotiques, mais il ne disparaît jamais réellement. Des crises peuvent apparaître sporadiquement.

L’évolution du VIH peut être retardée voire bloquée par des médicaments. Le sida reste cependant une maladie dont on ne peut guérir. A ce jour, il n’existe aucun traitement capable d’en venir à bout.

Le meilleur moyen de ne pas en souffrir est de se protéger en utilisant le préservatif. Après une relation sexuelle non protégée avec une personne que vous connaissez peu, mieux vaut consulter un médecin au plus vite. Un dépistage est recommandé.