Santé Les malades chroniques peuvent désormais signer une convention avec leur pharmacien.

Depuis le 1 er octobre, les malades chroniques peuvent choisir leur pharmacien de référence . Autrement dit, les malades polymédiqués, nécessitant des traitements (thérapeutiques, symptomatiques…) longue durée, peuvent signer une convention avec le pharmacien de leur choix.

L’objectif ? Mieux accompagner le patient et lui remettre un schéma reprenant toutes les molécules et médicaments qu’il consomme. Et ce dans le but de pouvoir l’aider aussi à contrôler sa santé (savoir quel type de médicament il prend, à quelle fréquence, les effets secondaires possibles, les interactions avec d’autres médicaments prescrits par d’autres spécialistes…). Les prestataires de soins pourront s’adresser au pharmacien du patient s’ils ont besoin d’informations concernant la médication.

"Le pharmacien est l’expert du médicament. C’est un acteur de première ligne" , a expliqué hier Maggie De Block, ministre fédérale de la Santé Publique pour lancer le service. "Il est donc le mieux placé pour s’assurer du suivi du traitement des patients atteints de maladie chronique. Il peut leur donner des conseils sur mesure, améliorer l’observance thérapeutique et encourager le dialogue entre le patient et son médecin concernant la prise de certains médicaments."

2,7 millions de Belges seraient concernés par la polymédication. "Le patient devra signer une convention avec le pharmacien de son choix - ou pharmacien gérant d’une officine. Il donne son accord pour le suivi des soins pharmaceutiques et donnera son consentement éclairé pour le partage électronique des données de santé entre les prestataires de soins ", clarifie Fabienne Bryskère, vice-présidente de l’Ophaco (Office des pharmacies coopératives de Belgique).

Pour le vice-président de l’Association pharmaceutique belge (APB), Alain Chassepierre, en optant pour ce pharmacien référence, " les patients s’assurent un suivi continu, parfaitement adapté à leurs besoins."

Concrètement, le patient s’engage auprès d’un pharmacien. Aucun frais n’est à engager. En revanche, le professionnel, lui, recevra "31,80 euros" de la mutualité du patient (malades chroniques dans un premier temps) annuellement pour ce service.