Santé Sept parents sur dix se disent fatigués, selon un sondage de La Ligue des Familles.

Dès la rentrée de septembre, les Bruxellois seront sensibilisés au burn-out parental via une campagne d’affichage dotée d’un budget de 20.000 euros.

Financé via le ministère bruxellois de l’Aide aux personnes et mise en œuvre avec l’aide de La Ligue des Familles, cette campagne durera trois mois. Durant cette période, les Bruxellois seront inondés de spots radio, tandis qu’une campagne d’affichage sera menée dans les plannings familiaux, dans les crèches et les écoles sans oublier une vaste distribution de dépliants d’information détaillant les numéros de contact et site Internet utiles pour celles et ceux qui pourraient avoir besoin d’aide.

"Notre objectif est d’être assez percutant et accessible, un peu comme la campagne contre les violences conjugales que nous finançons chaque année", explique la ministre en charge du dossier Céline Fremault. "Les premiers symptômes de ce burn-out parental sont difficilement décelables. Le malaise s’installe de façon sournoise sans même que les familles le voient venir. Quand un père ou une mère décide d’agir, il est déjà parfois trop tard. Tous les spécialistes s’accordent à insister sur l’importance de la reconnaissance par l’autre du phénomène de burn-out parental. C’est cette reconnaissance qui soulagera bon nombre de parents."

Au delà de la simple sensibilisation, la Région bruxelloise pérennisera aussi la garde à domicile cette année. "Elle sera officiellement reconnue en vue d’offrir un répit à ces différents publics. C’est en offrant ce type de répit qu’on va pouvoir soulager les parents, et éviter les situations de burn-out parental."

Selon une récente étude des mutualités chrétiennes, un parent sur vingt est touché par le burn-out parental en Fédération Wallonie-Bruxelles.

Dans la même veine, une étude réalisée par La Ligue des Familles a dévoilé que plus d’une famille sondée sur cinq affirmait avoir "souvent, voire en permanence, le besoin de lâcher prise, de laisser tomber et d’échapper à ses responsabilités". Tandis que "73 % des parents interrogés (79 % chez les femmes) se disent fatigués, 61 % (66 % pour les mamans) stressés".