Santé 28 médicaments en délivrance libre seraient "à proscrire" selon des spécialistes français.

En ces temps froids, il n’est pas rare d’avoir recours à l’automédication pour soigner un petit rhume ou apaiser des douleurs locales (troubles intestinaux, tensions liées à une grippe…).

Colludol, Strepsils Lidocaïne, Actifed, Ercéfuryl… Ces noms de médicaments ne vous sont probablement pas étrangers. Vendus librement en pharmacie, ils figurent sur la liste noire des 28 médicaments à éviter. Celle-ci a été dressée par le magazine français 60 millions de consommateurs.

Pour en venir à ces conclusions, les journalistes se sont appuyés également sur le savoir et la connaissance de Jean-Paul Giroud, pharmacologue clinicien et membre de l’Académie de médecine française et Hélène Berthelot, pharmacienne.

Les spécialistes ont "passé au crible " les 62 médicaments en délivrance libre les plus vendus. Il en ressort que près d’un sur deux est "à proscrire". En cause ? "Ils ont un rapport bénéfice/risque défavorable", note le magazine dans un hors-série consacré aux médicaments sans ordonnance.

Parmi ceux-ci, on retrouve les "stars anti-rhume" (Actifed Rhume, DoliRhume et Nurofen Rhume, pour ne citer qu’eux). Le danger est que ces médicaments cumulent plusieurs molécules. Ces produits pharmaceutiques, qui se veulent tout-en-un, peuvent amener des risques de surdosage et d’effets indésirables très graves, tels que des accidents neurologiques et cardiovasculaires.

D’autres médicaments remportent cependant l’approbation des spécialistes français. Dans la liste des treize médicaments au bénéfice/risque favorable, on retrouve le Maalox, le Gaviscon, Gavsiconell Menthe sans sucre, Vicks Vaporub ou encore l’Imodium.

En Belgique, l’Association des pharmaciens (APB) met cependant en garde les patients. "La délivrance libre contribue au confort du patient, à condition que celui-ci utilise correctement le bon médicament", note l’APB. "C’est pourquoi le conseil averti d’un pharmacien s’impose." Ceux-ci informent régulièrement les patients en matière de bon usage du médicament et l’informent des effets indésirables potentiels.

L’Agence fédérale des médicaments et des produits de santé, contactée, n’a pas répondu à la polémique.