Santé Le portail fédéral gratuit et sécurisé, Masanté, vous donne un aperçu de vos données de santé.

Avoir accès au résumé de son dossier médical global disponible chez son médecin généraliste, à certaines radios ou résultats de prises de sang, s’enregistrer comme donneur d’organes, pouvoir disposer d’informations sur sa mutualité ou avoir un aperçu de son schéma de médication ou des ordonnances électroniques…

Tout cela est désormais à portée de clic, à n’importe quelle heure, depuis votre ordinateur personnel ou votre smartphone.

Ce mardi, dans les locaux du SPF Santé publique, la ministre de la Santé, Maggie De Block, a lancé un nouveau portail fédéral (sécurisé - accessible après identification avec la carte d’identité électronique) reprenant ces informations : masanté.belgique.be. Il est accessible uniquement via votre médecin généraliste et les "prestataires de soins avec qui vous avez une relation thérapeutique. Le médecin du travail ou de la mutualité ne peut pas y avoir accès. Et ceci est très important : on évoque près de 7 millions de Belges qui auraient donné leur consentement pour un échange électronique de données : il faut qu’ils soient rassurés", indique Vincent Dupont, coordinateur du projet.

"On se rend compte que le patient a un rôle de plus en plus actif dans sa santé", explique Maggie De Block. "Il ne veut plus seulement subir un traitement. Ce portail les assistera en leur offrant une vue sur toutes les données accessibles."

Maggie De Block nous donne un exemple pour illustrer cette plateforme : "C’est ce qu’on pourrait qualifier d’archives numérisées." Elle ajoute, en mimant des jumelles : "C’est, comme son nom l’indique, pour avoir une vue sur ses données de santé, c’est un Personal Health Viewer."

Masanté est actuellement "un portail en pleine expansion", poursuit la ministre. Il sera amélioré au fil du temps.

Vincent Dupont, coordinateur de la plateforme, précise, quant à lui, que le site est accessible dans quatre langues : "les trois langues nationales, mais aussi l’anglais".

Paul d’Otreppe, citoyen, directeur général de la clinique Sain-Luc à Bouge et administrateur du Réseau Santé wallon, y voit une belle opportunité pour les patients et les médecins. "On sort l’hôpital de ses murs. C’est un dialogue virtuel entre un patient et ses médecins, surtout son médecin généraliste. Les médecins restent libres de choisir quelles données ils partagent directement avec le patient."