Santé Les professionnels de la santé sont toujours en désaccord avec l’Inami et montent au créneau.

Les associations qui représentent les kinésithérapeutes de Belgique font part de leur courroux. Tout comme les médecins généralistes, ils ont refusé de signer l’accord avec l’Inami.

Concrètement, cela signifie que, sans convention les liant à l’Institut national de maladie-invalidité (Inami), ils sont libres de fixer leurs tarifs. À l’instar des médecins de famille, ils veulent une indexation. "Il y a un gros malaise", regrette Didier Leva, vice-président de l’Union des kinésithérapeutes francophones et germanophones de Belgique (UKFGB). "On s’associe avec d’autres associations professionnelles des kinésithérapeutes pour mener à bien la déconvention."

Du côté d’Axxon, l’association professionnelle représentative des kinésithérapeutes en Belgique, on indique que la note pour une visite chez le spécialiste passerait à 25 euros au lieu des 22,26 euros habituellement facturés. Pour une visite au domicile du patient, l’association propose à ses membres de passer à 27 euros (au lieu des 22,65 euros).

"Actuellement, on était défrayés trente centimes pour un déplacement. C’est peu, surtout pour des kinés de campagne qui vont de village en village", reconnaît le vice-président de l’UKFGB. "Nous sommes d’accord d’augmenter la note pour cela. Mais nous ne nous sommes pas encore mis d’accord sur une tarification commune avec les autres associations. Axxon, il est vrai, fait circuler des tarifs, nous devons y réfléchir ensemble."

Il reconnaît qu’une nouvelle fois, les conflits opposant le gouvernement aux spécialistes de la santé auront un impact sur les patients. "Malheureusement, c’est triste parce que c’est quelque chose qu’on va prendre dans la poche du patient. C’est une petite différence qui sera à charge du patient. L’augmentation tarifaire n’est pas sans conséquence."

Si le ras-le-bol des kinés est entendu, il était là depuis de nombreux mois. L’action des médecins généralistes a tiré la sonnette d’alarme auprès des instances et des médias. "C’est souvent quand les médecins bougent que les choses bougent" , déplore Didier Leva.

Le kinésithérapeute ajoute : "L’Inami ne nous donne pas le choix." Le kinésithérapeute liégeois déplore également les "manœuvres communautaires mises sur pied par la ministre fédérale de la Santé, Maggie De Block."