Sexualité Les consultations pour cette maladie ont triplé, constatent des sexologues.

"Nous recevons quotidiennement, via le site web des sexoliques anonymes, deux ou trois demandes" , explique Pierre, co-fondateur des Sexoliques anonymes (SA). Sur un an, cela fait à peu près 700 mails reçus.

Une demande importante qui se ressent aussi auprès des sexologues. Virginie Koopmans, sexologue à Namur explique : "Ce n’est pas la majorité de nos consultations, mais je consulte depuis six ans et je constate une réelle augmentation de cette maladie."

"Avant, je traitais deux cas par an", se souvient Sabrina Bauwens, sexologue à Liège. "Aujourd’hui, j’ai une demande tous les deux mois. Non seulement on remarque une grande dépendance au porno, mais il y a de plus en plus d’addiction à la prostitution."

Est-ce dû au fait que les tabous se lèvent peu à peu et que l’on ose plus en parler ? Les professionnels sont divisés. Fabrice Jurysta, vice-président de la société des sexologues universitaires de Belgique, tempère : "Ce n’est pas qu’il y en a plus, c’est qu’on en parle de plus en plus !"

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