Sexualité Le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson a laissé entendre mardi que le missile lancé par la Corée du Nord quelques heures plus tôt était bien "un missile balistique intercontinental" et a dénoncé "une nouvelle escalade de la menace" nord-coréenne. "Les Etats-Unis condamnent avec force" cet "essai d'un ICBM", et "n'accepteront jamais une Corée du Nord disposant de l'arme nucléaire", a ajouté Tillerson. 

Parallèlement, les autorités nord-coréennes ont justement affirmé que le projectile testé est capable de porter une "grosse tête nucléaire", et précisé qu'il constituait un "cadeau" aux "salauds d'Américains" pour leur fête nationale du 4 juillet, selon les mots de Kim Jong-Un tels que rapportés par l'agence officielle KCNA. Pyongyang justifie son programme d'essais balistiques par la menace qu'elle estime peser sur la Corée du Nord du fait des soldats américains postés en Corée du Sud. L'ultime objectif est le développement d'un missile capable de frapper le territoire américain avec une tête nucléaire, une performance dont le régime de Kim Jong-Un n'est pas encore capable, selon des experts, mais vers laquelle il progresse.

Pyongyang a de son côté pris l'habitude de se targuer d'avancées déterminantes. Ainsi, l'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA a affirmé mercredi que le missile tiré la veille depuis le nord-ouest du pays est capable de porter "une grosse tête nucléaire". Selon l'agence, le numéro un nord-coréen Kim Jong-Un a déclaré que la confrontation entre Pyongyang et les Etats-Unis était à présent entrée dans sa "phase finale".

Après avoir personnellement supervisé le lancement du missile, "il a dit que les salauds d'Américains ne seraient pas très heureux de ce cadeau envoyé pour l'anniversaire du 4 juillet", selon l'agence de presse officielle. En éclatant de rire, M. Kim "a ajouté que nous devrions leur envoyer des cadeaux de temps en temps pour les aider à tromper leur ennui", a encore rapporté KCNA.

Le tir a été qualifié mardi par le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres de "nouvelle violation éhontée des résolutions du Conseil de sécurité", constituant "une escalade dangereuse".

Le Conseil de sécurité de l'ONU devrait se réunir en urgence mercredi sur le dossier nord-coréen, sur demande des Etats-Unis, qui comptent y demander des "mesures plus fermes" envers Pyongyang, selon Rex Tillerson. En référence aux points de vue divergents de Pékin et de Washington sur le dossier nord-coréen, M. Guterres a insisté sur "l'importance de maintenir l'unité de la communauté internationale face à ce défi sérieux".