Sexualité Solidaris publie, pour la troisième année consécutive, son Baromètre Confiance et Bien-être.

80,6 % des étudiants sont "épanouis dans leur sexualité, contre 55 % des pensionnés". La satisfaction sexuelle serait plus prononcée chez les femmes (65,7 %), que chez les hommes (61,3 %). Cette information provient du troisième Baromètre Confiance et Bien-être de Solidaris.

La mutualité socialiste a souhaité "prendre le pouls" de la société belge francophone. Quelque 1.057 Belges francophones ont été sondés. Et les résultats sont peu encourageants pour les optimistes. De manière générale, le citoyen trouve que les "conditions objectives de vie" (burn-out, dépendances, alimentation…) sont moins bonnes qu’en 2016 (55,4 % en 2016 et 55,8 en 2016). L’image de soi est également en chute libre (-1,8 point).

Mais le point le plus interpellant est celui de la santé. Les Belges ne se sentent pas en bonne santé psychique (un Belge sur deux craint le burn-out) et physique.

Le Belge regrette un système de santé qui ne serait pas adapté à ses besoins. Un Belge sur trois (31,3 %) le déplore.

Les points noirs sont liés :

Au budget. "66 % estiment que la qualité des soins est aujourd’hui menacée, et ce, uniquement pour des questions budgétaires", précisent les responsables de l’étude, Martin Wauthy et Delphine Ancel. "Un cinquième de la population a dû renoncer à aller chez un professionnel de la santé mentale au cours des douze derniers mois pour des raisons financières."

Au temps d’attente. Aujourd’hui (hors urgences et accouchement), il faut prendre son mal en patience. 58 % des sondés "trouvent qu’il y a vraiment trop de temps d’attente pour être admis à l’hôpital".

Au manque de professionnels de la santé. Un Belge sur cinq (21,7 %) se plaint d’une pénurie de professionnels de santé dans sa région…

Les Belges sont méfiants envers les institutions, la politique et les banques. Ils ont cependant un roc solide sur lequel s’appuyer : leurs proches. "Les Belges déclarent que leurs proches et leur famille contribuent à rendre leur vie meilleure et donc à améliorer leur bien-être", se réjouit Martin Wauthy.

78 % se sentent vraiment "reconnus par leurs partenaires" et 72 % des Belges affirment "avoir de vrais amis" en qui ils peuvent avoir confiance et compter en cas de difficulté.

Quant aux conditions de travail, elles semblent s’améliorer pour les sondés : 71,2 % se sentent reconnus dans l’univers professionnel. Ils étaient seulement 66 % à l’affirmer en 2015.


Addictions au jeu et à Internet

Les dépendances sont également passées au crible dans le baromètre Confiance et Bien-être 2018.

63 % des 25/29 ans s’estiment "trop addicts" à Internet. Les plus jeunes (18-24 ans) sont moins nombreux à se déclarer dépendants aux connexions (53,9 %), tout comme les trentenaires. Les 30-34 ans sont 49 % à être des mordus de la Toile.

"Les étudiants et les chômeurs sont les plus nombreux à se déclarer dépendants. L’addiction à Internet a grimpé de 12,4 points entre 2016 et 2017", indique Delphine Ancel, chargée d’études chez Solidaris. "C’est un tiers de la population belge qui s’estime être accro au web."

Quant aux jeux, un Belge sur dix (9,5 %) se dit dépendant. "C’est une constante stable depuis 2015", précise-t-on chez Solidaris.

Les drogues douces ont également trouvé leur place dans le Baromètre annuel. "1,3 % des personnes interrogées estiment consommer trop de cannabis. C’est relativement moins que les années précédentes et c’est principalement parmi les répondants les plus jeunes qu’on retrouve des consommateurs."