Sexualité Nous avons visité le 25e salon de l’érotisme ou quand le Belge a une hardeur d’avance

Sur le parking du Brussels Kart Expo, la bise vous glace les sangs mais la froideur ne sera que temporaire car, quelques dizaines de mètres plus loin, c’est le chaud et le show qui vous envahit dès les prémices du Salon.

Le salon de l’érotisme s’insère dans l’épaisseur de la cité comme d’autres activités urbaines. Il fait corps avec la ville dans un monde qui génère de l’érotisme ambigu, aux confins permanent du sexuel.

Milieu d’après-midi, la foule n’est pas encore dense et nous pénétrons aisément au creux du monde de la nuit dans une multiplicité de sons et de corps. La foule déambule au hasard de ses envies mais plus souvent de ses préférences. La rupture est nette avec la ville au point qu’il est aisé de perdre ses repères. Mais n’est-ce point le but ? Passé le stand des cartes postales vintage, l’accumulation débordante des accessoires et vêtements plus exotiques les uns que les autres mais trop redondants, la visite se fait plus douce au détour des alcôves vous suggérant huiles parfumées ou cires épilatoires (en mode directe chez le Dutch Barbers) ou la dégustation des hot-chocolate au service enivrant du partenaire pour le préparer aux desseins les plus lubriques.

Mais au fil des ans et des méandres du salon, la culture du bondage léger ou hard prend une place de plus en plus envahissante. Adultes non avertis, passez votre chemin ! Il est loin le temps des simples godemichets, cassettes ou magazines pornographiques planqués sous la veste. Ne vous offusquez en rien si monsieur obéit aux ordres de madame - ou inversement - attaché par son collier et tenu en laisse comme un petit toutou obéissant.

Harnachés de masques de cochon qui servent à marquer un but (?), les fesses aux quatre vents, deux hommes disputant un match de football à quatre pattes ont le mérite de susciter la curiosité…

Dans ce monde-là, le sexe semble facile, accessible à tous. On peut toucher, fouiller parmi les strings ou les gadgets qui représentent le gros des étals et ce au bonheur d’un public très varié, composé de jeunes ou de moins jeunes, célibataires ou en couples qui viennent se découvrir, s’amuser, à la rencontre des tendances ou réalimenter leur vie amoureuse.

L’effet de masse peut générer l’impression d’être dissimulé au cœur de la foule grouillante, de s’y sentir anonyme ou plus à l’aise, sans omettre que le quidam ne peut ignorer la mise en scène du sexe.

Que tout est fait pour le rendre accessible au gré des shows, des danses érotiques… Le salon bon enfant se conjugue aussi dans les salons privés orientés vers une excitation plus directe où les hardeurs et hardeuses officient pour une clientèle en recherche de sensations plus fortes sous la forme de théâtre érotique ou de strip-teases individuels.

La concomitance de deux mondes produit donc une tension palpable qui stimule notre imagination, notre envie de tout voir… À découvrir jusque ce soir 22 heures !


Le Tupperware du sexe à domicile

Très tendance, la vente à domicile. La société Lovely Secret s’est inspirée du système Tupperware pour que tout un chacun puisse vivre avec ses amis l’expérience d’une démonstration à domicile d’articles coquins. Une gamme complète d’articles érotiques et sensuels de qualité. Vous, l’hôtesse en somme, réunissez vos amis chez vous. Un coach de la société vous accompagne avec sa panoplie (cosmétiques, jeux et accessoires, jouets…). La soirée peut aussi s’orienter vers un défilé de lingerie où vous pouvez bénéficier des services d’un mannequin. Commandes, paiements et organisation, selon le principe de Tupperware…


Jacquie&Michel veut pénétrer le marché belge

Dans le milieu du X, la société Jacquie&Michel n’a plus de secret. Nombre d’amateurs tentent l’expérience d’un tournage X avec un des caméramans de la société. Invitée du salon, la société française est présente pour promouvoir ses activités hors de l’Hexagone. Accompagné des actrices Anais la brune, Thérèse Dune et Celine de Bethune, Jacques Bernard, l’un des pontes de la société, nous précise d’emblée que toutes les candidatures belges sont évidemment les bienvenues. "Nous sommes très ouverts… et désirons aussi nous introduire dans le monde du libertinage en Belgique en proposant des défilés de collection dans vos clubs libertins…"