Sexualité Sur les forums d’internet, les questions fusent. Voici quelques faits qui vous aideront à faire vos choix.

Des gros seins, c’est plus de soucis

Outre qu’il n’est pas forcément facile de les assumer, notamment à l’adolescence, les gros seins demandent beaucoup d’attentions et, gravité oblige, ils s’affaissent davantage. Surtout, ils peuvent causer un mal au dos. La surveillance des seins est la même quelle que soit leur taille.

L’infection est possible, même en dehors de l’allaitement

Le sein est rouge, chaud, douloureux, et vous vous sentez fatiguée, avec un peu de fièvre ? C’est peut-être une infection. Celle-ci est plus fréquente pendant l’allaitement car les bactéries de la bouche du bébé peuvent contaminer les seins via une fissure des mamelons. Les jeunes mamans y sont en général sensibilisées. Mais l’infection reste possible en dehors des périodes d’allaitement, notamment dans les jacuzzis communs. Elle doit être vite soignée (avec des antibiotiques le plus souvent) pour ne pas dégénérer en abcès.

À chaque consultation, le gynéco doit les palper

"Une palpation mammaire qui comprend la zone des seins, les creux axillaires et le dessus des clavicules, doit être pratiquée une fois par an", souligne le Dr Anne Thoury, gynécologue et chirurgienne. L’examen peut être réalisé par son médecin généraliste ou sa sage-femme.

Avoir mal aux seins, c’est fréquent

Les causes sont en effet nombreuses. Avant la ménopause, il s’agit le plus souvent de variations hormonales liées au cycle menstruel. "Si les douleurs concernent les deux seins et disparaissent après les règles, c’est plutôt rassurant", explique le Dr Espié. D’autres douleurs, et c’est plus surprenant, n’ont rien à voir avec le sein. "La description est la même : j’ai mal au(x) sein(s), mais elles sont provoquées par des rhumatismes entre les côtes et le sternum, des douleurs osseuses intercostales ou des atteintes de nerfs qui se projettent au niveau du sein." Elles surviennent souvent dans un seul sein. Il faut donc observer si les douleurs sont unilatérales ou bilatérales, et rythmées par le cycle. Dans tous les cas, si elles persistent, il vaut quand même mieux en discuter avec son médecin.

Ils détestent le tabac et l’alcool

Fumer augmente le risque de cancer du sein de 16 %, un chiffre qui grimpe à 22 % si l’on a commencé à fumer jeune avant une première grossesse. Même le tabagisme passif a un impact, faible néanmoins, puisqu’il augmente le risque de maladie de 10 %. Quant à l’alcool, il augmente le risque de cancer du sein de façon dose-dépendante : plus on boit, plus le risque augmente. "Les ivresses du week-end sont sûrement à éviter", prévient le Dr Marc Espié.

Le sport les protège

Les seins n’ont pas de muscle, aussi travailler le pectoral ne favorise pas un bon soutien. En revanche, selon le Dr Stéphane Cascua, médecin du sport, l’exercice assure une meilleure posture du dos, et réduit le déséquilibre de la poitrine. De plus, le sport réduit le risque de cancer du sein.

Un médecin peut vous refuser une mammo

"La prescription d’une mammographie en dehors des recommandations de la Haute autorité de santé doit être justifiée par le médecin. Or, celle-ci déconseille les mammographies avant 50 ans si aucun facteur de risque n’est identifié : mutation génétique BRCA1 ou 2, antécédent familial de cancer du sein avant 40 ans ou chez un homme, explique le Dr Thoury. Le médecin peut donc refuser de délivrer l’ordonnance sauf si la palpation est difficile."

Manger sucré ne leur fait pas du bien

On lit souvent que manger méditerranéen et réduire le gras diminuent le risque de cancer du sein. "Le problème, c’est qu’il n’y a pas grand-chose de démontré en prévention du cancer du sein, en particulier au niveau de l’alimentation, regrette le Dr Espié. Disons qu’il faut probablement éviter les produits sucrés."

Seuls 5 à 10 % des cancers du sein sont héréditaires

Et 70 à 80 % des femmes qui ont un cancer du sein n’ont pas d’antécédents familiaux.

L’auto-examen, ça sert

"Il n’est pas prouvé que l’autopalpation réduit la mortalité par cancer du sein. Cependant, comme ce sont essentiellement les femmes ou leur partenaire qui trouvent les boules dans les seins, je préfère que ce soit le plus tôt possible et je présume que c’est le cas si elles se palpent les seins", estime le Dr Espié. Le bon rythme : une fois par mois, après les règles (les seins sont plus souples), si cela ne génère pas de stress. Les inconvénients : on peut détecter des anomalies bénignes ou des zones de mastose qui vont inquiéter à tort.