Sexualité

Peter Wera (voir photo), pharmacien à Forest, constate ces dernières années une diminution de demande de Viagra. D’après lui, les médecins ont tendance à prescrire plus de Cialis, un médicament qui augmente le désir sexuel sur deux jours. "En sept ans, j’ai dû vendre 20 à 30 boîtes de Viagra par an pour 55 boîtes de Cialis en moyenne."

Avec l’expiration du brevet d’exclusivité du Viagra, la concurrence de Pfizer va proposer un générique au tiers du prix actuel du Viagra. "Je peux suggérer aux patients de demander à leur médecin de les renseigner sur les génériques, étant donné leur prix plus abordable."

En général, les patients habituels ne sont pas complexés et ne posent pratiquement pas de questions lorsqu’ils achètent du Viagra.

Mais Peter Wera remarque tout de même que des clients inhabituels viennent spécifiquement dans sa pharmacie pour se procurer du Viagra. "Je pense que certains n’osent pas acheter du Viagra chez leur pharmacien habituel car ils ont un peu honte."

Par ailleurs, le pharmacien constate une curiosité : des médecins viennent également se procurer du Viagra mais "ne disent strictement rien quand ils viennent en chercher".

Peter Wera se dit être un homme honnête et préfère aller dans le sens de ses patients.

Il propose ainsi de casser la pilule du Viagra avec un coupe-pilule, un appareil spécialement conçu à cet effet. "Il n’y a pas moyen de casser la pilule du Viagra, en deux, ils l’ont fait exprès", précise-t-il. En effet, un quart de la dose suffit pour agir sur le patient.

Avec l’arrivée du générique, la sécabilité de la pilule est prévue et le patient aura la possibilité de la diviser en quatre. Un effet identique à la célèbre pilule bleue pour un prix nettement inférieur.