Sexualité Une équipe de chercheurs belges de l’ULiège, menée par Julie Bakker, recherche des femmes pour faire un test.

Kisspeptine. Voilà le doux nom de la molécule qui pourrait être le potentiel Viagra féminin. La molécule est actuellement en phase d’études cliniques à l’ULiège. Julie Bakker, chercheuse à l’université de Liège, supervise le travail d’une "étudiante qui fait sa thèse".

Elles étudient l’effet de la molécule sur les femmes. "La molécule a déjà été étudiée et la littérature scientifique atteste son rôle sur la fertilité et l’ovulation. Nous souhaitons voir si elle induit aussi la motivation sexuelle. L’étude sur les souris a été concluante", nous explique Julie Bakker. Elles veulent passer à la vitesse supérieure et l’essayer sur des femmes. Pour ce faire, elles font un appel aux volontaires.

Sont recherchées, pour les besoins de l’étude qui en est à ses prémices quant à l’essai clinique sur des femmes, des femmes dont la libido est en berne. Idéalement, celles-ci devraient avoir entre 20 et 30 ans et entre 50 et 60 ans. Un défraiement est prévu (environ 50 euros, comme pour le don de sperme).

Ces femmes seront scindées en deux groupes. Certaines se verront injecter le produit. Une piqûre d’un produit placebo sera injecté aux autres. L’imagerie médicale sera ensuite sollicitée pour mesurer l’activité cérébrale des volontaires. L’objectif ? Déterminer si leur libido et leur appétit sexuel sont stimulés par l’injection de kisspeptine. "Les femmes devront venir deux fois, normalement. Cela prendra entre une à deux heures à chaque fois, avec IRM, questionnaire et prise de sang", détaille Julie Bakker.