Société

L'administration belge du Transport aérien a mené 85 inspections Safa depuis le début de l'année

ZAVENTEM Après le terrible accident de l'avion de la Spanair la semaine dernière à Madrid (154 morts) et le crash aérien de dimanche au Kirghizistan (65 morts), le citoyen belge est en droit de se demander si, dans nos aéroports, les avions sont bien contrôlés. La réponse est oui. Rien ne semble échapper aux inspecteurs de la Direction générale du Transport aérien (DGTA), division du SPF Mobilité et Transports.

Ainsi, depuis le début de l'année 2008, ce ne sont pas moins de 85 contrôles Safa qui ont été menés. Par Safa, on entend Safety Assessment of Foreign Aircraft, à savoir un programme mis en place par l'Europe en 1996 et qui prévoit le contrôle des appareils étrangers par les États membres de l'Union. En tout, une cinquantaine de points sont passés en revue. Cela va de la licence des pilotes, à la présence des manuels de bord de l'appareil, la sécurité de la cabine, la tenue des moteurs...

Ces inspections se font de manière aléatoire. À n'importe quel moment, les équipes de la direction générale peuvent tomber sur un appareil et son équipage pour autant que la descente se fasse en respectant les Standard and recommended practices (pratiques d'usages recommandées) de l'Organisation de l'aviation civile.

Sur les 85 visites, 14 étaient de catégorie 3, c'est-à-dire sévères. En d'autres termes, il est décidé de ne pas autoriser le décollage de l'avion avant qu'il n'ait obtenu un nouveau feu vert. Les non-conformités de catégorie 2 (prouver la réparation lors de la prochaine visite) sont pour l'instant au nombre de 31 et les non-conformités de catégorie 1 (problèmes mineurs) au nombre de 42. "Un même rapport Safa peut comporter plusieurs non-conformités de même catégorie ou de catégories différentes", précise encore la DGTA.

Toujours est-il que ces inspections Safa ne sont pas les seules menées sur l'année. "Tout d'abord, nous essayons d'atteindre une moyenne de 100 contrôles Safa par an, nous dit-on à la direction générale. Nous visons principalement les compagnies à risque. Ensuite, nous établissons d'autres contrôles, plus fréquents, notamment sur appareils de nationalité belge."



© La Dernière Heure 2008