Société 68 % des salons de tatouage contrôlés en 2017 ont reçu un avertissement.

Le tatouage a le vent en poupe. Selon une estimation du SPF Santé publique, quelque 500.000 Belges se laisseraient tenter par une création indélébile à porter sur la peau.

Les salons de tatouage se multiplient. Chaque année, le service de contrôle du SPF Santé publique réalise en moyenne entre une centaine de contrôles au sein des établissements de tatouage et de piercing.

Les contrôles sont en cours pour 2018. Aucun chiffre ne filtre concernant les inspections réalisées durant le premier semestre. Ce qu’on sait, c’est que 68 % des salons contrôlés en 2017 ont reçu un avertissement. "Le SPF Santé publique a réalisé 80 contrôles en 2017", nous indique Vinciane Charlier, porte-parole du SPF Santé publique.

Interpellée à ce propos par la parlementaire MR Caroline Cassart-Mailleux, la ministre de la Santé, Maggie De Block, détaille: " En 2017, 88 salons de tatouage et piercing ont été contrôlés et 60 salons ont reçu un avertissement."

Les infractions constatées seraient minimes, nous dit-on. Vinciane Charlier attire notre attention sur les principales causes d’avertissement: "Le manque d’attention pour la date de péremption ou la période de stérilité garantie des matériaux (encres, aiguilles)."

Il arrive également que "le praticien de tatouage ou piercing n’ait pas informé le client des risques du tatouage ou piercing comme prévu dans la loi. Les informations devraient être affichées dans le salon de tatouage, et le client devrait signer un document avec une description des risques pour la santé."

Autre infraction souvent rapportée: "Le praticien de tatouage ou piercing n’a pas encore notifié ses activités auprès du SPF Santé publique."

Tous les salons doivent, en effet, être agréés par l’institution de santé. Une formation de 20 heures et la réussite d’un examen "pratique" sont prévus pour recevoir l’agrément.

Du côté du SPF Santé publique, on indique encore qu’il "n’y a eu aucune fermeture en 2017, et jusqu’ici, aucune non plus en 2018. Il n’y a pas d’amendes prévues pour ces infractions. Le risque en cas d’infraction grave : la fermeture du salon."

Réflexion et bonnes pratiques

Vous avez réfléchi, trouvé ce que vous vouliez vous faire tatouer et où le placer. Vous avez également choisi le style et le tatoueur potentiel. Vous souhaitez être certain ? Rendez-vous sur le site du SPF Santé publique. Il regorge de conseils à l’attention de ceux qui souhaitent passer à l’action.

Un salon de tatouage et de piercing doit "être agréé". Le tatoueur ne doit pas vous forcer la main. Il doit, au contraire, "vous accorder un délai de réflexion". Un document concernant les risques liés au tatouage doit être signé.

Les experts du tatouage sont également obligés de vous donner un papier concernant les soins après encrage et les encres utilisées.

Outre ces obligations, le SPF attire l’attention des consommateurs en leur suggérant de ne pas se "laisser tatouer ou percer sur un coup de tête" ni de le faire "sur un marché, une foire, à domicile ou ailleurs que dans un local spécialement aménagé". Ils ajoutent un point pratique : ne pas se "laisser tatouer sur un grain de beauté ! Ça gênerait la surveillance de son évolution".