Société

Exclusif : près de 9.000 élèves ont brossé les cours l'an dernier en Communauté française

BRUXELLES On peut appeler cela sécher, brosser, glander... Peu importe le nom donné par l'élève qui aura toujours une bonne excuse pour ne pas se présenter au cours, en termes juridiques, cela s'appelle de l'absentéisme scolaire !

Et autant le dire tout de suite, le chiffre donné officiellement et en exclusivité par le ministre de l'Enseignement obligatoire a de quoi donner froid dans le dos, puisqu'il révèle que près de 9.000 dossiers d'élèves de primaire ou de secondaire ont été ouverts durant l'année scolaire écoulée.

"Chaque dossier équivaut à tout simplement à un élève", nous précise l'attaché de presse du ministre Christian Dupont (PS).

Un chiffre effarant lorsqu'on sait qu'il est lié à la délinquance juvénile et encore plus effrayant si on le compare à celui des années antérieures. 2005-2006 et 2006-2007, selon le rapport de la DGEO (Direction générale de l'enseignement obligatoire) affichaient ainsi une moyenne d'un peu plus de 2.200 élèves mineurs en absentéisme scolaire.

L'année dernière donc, tous les records ont été battus avec précisément 5.716 élèves absents de manière injustifiée en primaire et 3.124 dans les classes supérieures. Soit 8.840 dossiers !

Dans les années antérieures, l'essentiel des dossiers concernait la province du Hainaut (40 %) et Bruxelles (27 %), et Liège (17 %). Qu'en est-il à présent ?

Si l'on regarde d'une manière globale (mineurs du primaire et du scolaire ), c'est Bruxelles qui arrive en tête des absences (2.511 dossiers), suivi de Charleroi (1.941 dossiers) et Mons (1.738). Les élèves de Neufchâteau sont les plus assidus puisque seuls 57 dossiers ont été ouverts durant l'année scolaire écoulée.

Maintenant, si l'on se penche sur les différences primaires/secondaire, la donne change. Bruxelles reste toujours en tête d'absence en primaire (1.631), mais Mons prend la seconde place (1.336) et Charleroi la troisième (1.311).

Dans le secondaire , les élèves mineurs les moins assidus sont toujours les Bruxellois, suivis de près par les élèves de Charleroi (630) et de Liège (417).

Cette augmentation a de quoi inquiéter quand on sait que la délinquance juvénile commence en général par une absence de suivi scolaire...



© La Dernière Heure 2009