Société

Les caisses des 400 magasins du pays adaptées au scanning d'ici la fin de l'année

BRUXELLES Une véritable révolution s'est produite dans le monde des supermarchés: le groupe Aldi passe au scanning. C'est probablement le dernier bastion du prix mémorisé qui vient de tomber lui aussi en faveur de la modernité.

On les connaissait en effet, on les admirait même pour leur rapidité et leur mémoire, les caissiers et les caissières des supermarchés Aldi qui, en deux temps trois mouvements, encodaient les prix et quantité d'articles qui défilaient sur le tapis roulant. Ce dernier n'allait parfois pas assez vite, d'ailleurs!

Désormais, ils ne devront plus connaître tous les prix ou en fait, depuis quelques années, les codes PLU des quelque 600 articles présents en magasin, sans compter les publicités et les promotions temporaires. Ils devront simplement passer les codes barres des articles devant un lecteur, à l'instar des caissiers et caissières de la plupart des magasins du pays et même... du monde.

«C'est l'évolution qui veut cela. Quand on voit le nombre d'articles d'actualité qui changent chaque semaine, la caisse scanning est plus fiable que la mémoire en terme de gestion des prix, de gestion des stocks, des inventaires», explique Alexandre Krasinski, directeur de la société Aldi Gembloux.

Tous les magasins du groupe Aldi, dans toute l'Europe, c'est-à-dire aussi bien en Allemagne, aux Pays-bas, en France qu'au Danemark ou en Belgique, sont concernés par cette mesure. Soit des milliers de points de vente.

En Belgique, le groupe est divisé en sept sociétés indépendantes. «Chacune d'entre elles gère entre 50 et 60 magasins dans une région. La transformation progressive des magasins a été entamée à l'été 2003, elle ne sera achevée au plus tôt qu'en septembre prochain ou au plus tard à la fin de cette année. Le groupe adapte 4 à 5 magasins par mois par société.»

Une semaine pour apprendre à frapper à l'aveugle

A Bruxelles, la moitié des 49 magasins sont déjà passés au nouveau modèle jugé plus performant. Une transformation de taille... Pour ce faire, il convient en effet de changer le meuble-caisse en lui-même (de trois à quatre par magasin en fonction du chiffre d'affaires), de remplacer les caisses informatiques et d'installer le lecteur scanning proprement dit.

Auparavant, les candidats caissiers passaient une semaine de formation pendant laquelle ils apprenaient à frapper les codes à l'aveugle sur le clavier, ils devaient aussi mémoriser des pages entières, autrefois de prix, puis de codes PLU d'identification des produits, tests et contrôles à l'appui.

Désormais, cette formation ne sera plus qu'une simple prise de contact avec l'appareillage et les procédures. Les temps changent et les bonnes habitudes s'oublient...

© La Dernière Heure 2004