Société Ces dernières années, les groupes militant contre l’avortement se sont multipliés dans notre pays.

Depuis le 3 avril 1990, la loi Lallemand-Michielsens autorise l’avortement sous certaines conditions en Belgique. L’IVG doit avoir lieu avant la fin de la douzième semaine de la conception et se dérouler dans un centre hospitalier ou extra-hospitalier pratiquant l’avortement et disposant d’un service d’accueil et d’information. Pourtant, 27 ans plus tard, le droit à l’avortement ne fait toujours pas l’unanimité. La Belgique voit se multiplier sur son territoire des groupes souhaitant remettre en question le droit à l’avortement. C’est ce que rapportent notamment le Centre d’action laïque et plusieurs plannings familiaux. "On a vu une évolution ces cinq dernières années en Belgique en matière d’avortement. On sent un retour à un certain discours moralisateur" , constate Julie Papazoglou, juriste au Centre d’action laïque.

Cet ensemble de groupes, parfois qualifié de nébuleuse, a développé des techniques variées pour compliquer l’accès à l’avortement. Parmi elles, des sites internet se présentant comme des plateformes d’information neutres, mais dont l’ objectif est de dissuader les femmes de passer à l’acte. En France, ces sites ont été condamnés par une loi récente instituant un "délit d’entrave à l’avortement".

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