Société Par rapport à l’an dernier, une augmentation "record" a été constatée.

Tous les ans, l’entreprise de consultance RH Hudson réalise l’Étude Salariale Générique. Pour la 25e fois, des milliers de salaires sont passés au crible. Quelque "189.751 observations provenant de 755 organisations" ont été analysées par les chercheurs.

Il ressort de cette enquête que "les salaires de base ont augmenté de 3,9 % par rapport à l’année dernière. Il s’agit de l’augmentation la plus importante depuis 5 ans."

L’explication avancée par la société de consultance ? "Cette croissance est due à l’indexation plus élevée l’année passée, mais également au pourcentage que les organisations ont octroyé en plus de l’index, plus précisément 1,7 %. La rémunération variable collective et la rémunération flexible ne cessent de gagner en popularité."

L’augmentation est conséquente. L’an dernier, elle était de 2 %, index compris. Ce dernier était alors de 1,1 %. L’augmentation était de 0,9 %. Cette année, ce sont près de 2 % en plus de l’index qui ont ravi certains employés.

"Nous avons même constaté qu’un quart des observations avaient enregistré une augmentation salariale de plus de 4 %, indépendamment des promotions et des nouveaux emplois obtenus", détaille le responsable de l’étude, Wouter Beuckels. "Le nombre de personnes qui ont reçu une augmentation salariale de plus de 10 % a également augmenté de façon significative."

Tous les Belges n’ont pas eu la chance de voir leur fiche de salaire afficher une augmentation de près de 4 %. Certains n’ont constaté que l’index.

Y aurait-il des secteurs d’activités plus favorables à une telle augmentation salariale ? "Il n’y a pas vraiment de secteur qui ressort du lot", nous explique Bert De Greve, Directeur Talent Management chez Hudson. "C’est assez équilibré".

Les jeunes travailleurs, qui démarrent au bas de l’échelle, ont été plus motivés. Pour les commanditaires de l’étude, c’est une question d’âge. " Oui, en réalité, ce sont essentiellement les jeunes travailleurs qui ont bénéficié d’une plus grande augmentation", constate le responsable. "On constate que les travailleurs plus jeunes, ceux des tranches - de 26 ans et de 26 à 30 ans, ont une augmentation médiane plus importante que leurs aînés. Ce n’est donc pas une question de secteur, mais plutôt une question d’âge."