Société Un nombre insuffisant de psychologues pour les patients et leurs proches


BRUXELLES Il y a les conséquences physiques de la maladie, saturée de souffrances et de traitements lourds. Il y a aussi ses répercussions psychologiques. Alors que la prise en charge thérapeutique du cancer repose, dans notre pays, sur des structures performantes, son accompagnement manque clairement de consistance.

C'est en tout cas le constat posé par la Fédération contre le cancer et Europa Donna Belgique, une association "militante" dans la lutte contre le cancer du sein, et sa prise en charge optimale sur tous les plans. Message : "Il reste encore beaucoup d'actions à mener pour améliorer le parcours des 7.000 femmes et de la centaine d'hommes qui sont touchés par le cancer du sein, chaque année, en Belgique". Pour le cancer du sein, et pour tous les autres aussi.

L'effort doit donc notamment porter la détresse psychologique des patients, comme de leur entourage. Une étude, réalisée dans une dizaine d'hôpitaux répartis sur l'ensemble du pays, montre que 20 % des personnes directement ou indirectement touchées par le cancer souhaitent bénéficier d'une aide psychologique. Une grande partie d'entre elles sont confrontées à un éventail de difficultés, d'ordre relationnel, professionnel, sexuel...

Or, à peine 157 psychologues se consacrent actuellement, en Belgique, à la prise en charge des patients atteints d'un cancer, et 85 d'entre eux le font moins de dix heures par semaine. C'est peu, considérant l'énorme demande des malades et de leurs proches.

Pour traiter de ce sujet, et d'autres (comme les options face aux risques de stérilité liés à la chimiothérapie, une énorme préoccupation pour les patientes jeunes), une journée d'information est organisée ce vendredi 29 septembre de 9h à 16h, au musée des Beaux-Arts de Bruxelles.

© La Dernière Heure 2006