Société La Journée mondiale de l’orgasme est célébrée ce 21 décembre.

Ce 21 décembre est la Journée mondiale de l’orgasme. Elle a été créée en 2006 par deux pacifistes, Donna Sheehan et Paul Reffell. Tous deux pensaient qu’une vague de plaisir collectif (que tout le monde fasse l’amour en même temps aux quatre coins du globe) pouvait "modifier le champ d’énergie de la Terre et réduire, en conséquence, les niveaux dangereux d’agression et de violence actuelles".

Cette journée, qui aurait pu tomber dans l’oubli, est restée dans les mémoires collectives à travers le monde par son côté surprenant.

Emmanuelle Duchesne dirige des ateliers de yoga et méditation orgasmiques. La coach particulière n’organise aucun événement particulier ce jeudi. Elle nous indique cependant que ce type d’atelier, centré sur le plaisir féminin en couple, connaît un "succès" certain, sans donner plus de détails.

Julie du Chemin, sexologue et co-auteure du livre Les 12 lois universelles du bonheur amoureux et sexuel, parlera du sujet sur les ondes françaises avec Brigitte Lahaie ce jeudi. Elle pense que ce type de journée a du sens. "Il existe des journées de toutes sortes", dit-elle. "Cela peut paraître léger, festif ou fun. Mais cela permet de parler du plaisir sexuel de différentes manières."

La sexologue reconnaît qu’il existe une "certaine pression à atteindre l’orgasme à tout prix. Mais cela a existé de tout temps. Les godemichés ont existé dans l’Antiquité. Cléopâtre en avait inventé un à base de papyrus et d’abeilles… Mais il est important de signaler que l’orgasme n’est que la cerise sur le gâteau. Il n’est pas que physiologique. Il est aussi émotionnel."

C’est surtout vrai pour les femmes qui peinent parfois à atteindre ces vagues de plaisir intense. "L’orgasme est un ensemble d’émotions, pensées et sensations", précise la spécialiste.

Une femme sur six ne l’atteindrait pas. "L’anorgasmie peut être générale, c’est-à-dire que les femmes n’arrivent pas à ressentir l’orgasme", poursuit Julie du Chemin. "Ou bien, l’anorgasmie est circonstancielle. Les femmes atteignent l’orgasme par des caresses, mais pas lors de la relation sexuelle."

Les femmes auraient aussi parfois des blocages mentaux : elles penseraient trop. "Le plaisir de la femme est plus complexe. L’ingrédient-clé c’est le lâcher-prise", conseille la sexologue. "Il faut s’accorder un temps pour uniquement revenir aux sensations de son corps et, durant ce temps, plus rien ne doit compter. On va des zones périphériques vers les zones épicentres pour faire monter le plaisir progressivement."