Société Avec les modèles les moins énergivores, il est possible d’économiser 139 € par an.

Le site frigoeconomique.be a été lancé hier afin d‘aider les consommateurs à réduire leur consommation d’énergie et leur empreinte écologique. "Une étude réalisée par GfK a révélé beaucoup de choses intéressantes", dit Suzanne Dautzenberg de GfK. "98 % des Belges indiquent qu’ils trouvent qu’une attitude responsable par rapport à la consommation d’énergie est importante, mais peu d’entre eux connaissent la part de consommation de leur frigo par rapport à la consommation d’électricité totale de leur ménage."

Et cette consommation d’électricité peut être énorme quand on sait que le prix d’achat de leur frigo ne représente que 20 % du coût total, et que les autres 80 % sont liés à la consommation d’électricité.

"Le prix d’achat et la consommation sont en effet deux facteurs de coût très importants, mais peu savent que c’est la consommation d’énergie qui contribue largement le plus aux coûts de l’appareil", ajoute Suzanne Dautzenberg.

De la totalité des coûts d’un frigo, 80 % sont représentés par les coûts financiers et écologiques réels accumulés pendant sa durée de vie par la consommation d’énergie lors de son utilisation, alors que seulement 20 % sont représentés par le coût à l’achat. Le calculateur, disponible sur le site web, permet d’analyser la consommation de son frigo et de calculer la somme qu’on pourrait épargner durablement en le remplaçant par un frigo plus économe en énergie.

Remplacer un frigo avec le label énergie D par un frigo doté du label A +++ permet ainsi d’économiser sur une année 139€ et de réduire de 80 % la consommation de CO2. Le calculateur est un outil pratique qui aide à prendre une décision autant écologiquement qu’économiquement avantageuse.

Et si vous décidez de changer de frigo, mieux vaut aussi optimiser la récupération et le recyclage de votre ancien appareil. L’étude de GfK indique aussi que 72 % des Belges savent ou mettre leurs frigos au rebut. "Un beau chiffre qui doit encore augmenter", déclare Peter Sabbe, CEO de Recupel. "Et il est aussi très important pour nous que le consommateur sache ce qui se passe avec son appareil après sa mise au rebut."

Les frigos de moins de 10 ans sont bienvenus auprès des centres de réutilisation, et sinon terminent chez un recycleur spécialisé. On retire alors, dans un premier temps, les produits nocifs (dépollution), une phase particulièrement importante pour les frigos, pour ensuite les broyer. Après broyage, les différentes matières sont séparées les des autres et 85 % du frigo sont ainsi retransformés en matières premières.