Société "Deux erreurs en une journée : ce ne doit pas être la journée de François Bellot".

Le mois dernier, dans La DH, Carlo Di Antonio (cdH), ministre wallon de la Mobilité, s’est prononcé en faveur d’un accès des voitures de covoiturage à la bande réservée aux bus sur autoroute, en particulier entre Wavre et Bruxelles. "Mais cela nécessite de modifier le code de la route", avait-il précisé, ajoutant son intention de solliciter François Bellot.

Le ministre fédéral de la Mobilité n’a pas tardé à réagir. Interpellé par le député Gauthier Calomne (MR), sa réponse est surprenante : selon Bellot, les Régions n’ont plus aucune intervention à attendre de sa part.

Et pour cause : "La mesure peut déjà être mise en œuvre par les Régions là où elles le souhaitent, a-t-il souligné. Le 21 juillet 2016, j’ai apporté des modifications au code de la route. Depuis lors, il est possible d’affecter la bande d’arrêt d’urgence au covoiturage en heures de pointe. Pour que les voitures de covoiturage puissent être admises à circuler sur la bande de circulation réservée sur autoroute, il existe une solution pragmatique : signaler cette bande au moyen d’un signal C5 (voiture cerclée de rouge) complété par un signal Excepté 2 + " ou 3 + ."

Une manière de smasher la balle dans le camp des Di Antonio et Prévot. Traduction : qu’attendent-ils pour agir ? Sauf que… selon les ministres wallons Di Antonio (Mobilité) et Prévot (Sécurité routière), François Bellot s’est quelque peu emmelé les pinceaux. "Sa révision du code précise les conditions de création d’une bande réservée aux heures de pointe. Mais nullement pour le covoiturage!", assure Maxime Prévot, avant de conclure : "Cela ne doit pas être la journée de François Bellot. Commettre deux erreurs majeures la même journée quant au message en matière de sécurité routière et de mobilité, c’est au minimum surprenant !"