Société Les natalophobes sont nombreux et expriment leur mal-être en décembre, à l’approche des fêtes.

Vous traînez des pieds à l’idée de faire votre shopping de Noël ? Vous grincez des dents en entendant parler des fêtes de fin d’année ? Pire, vous avez des cystites à répétition ou des maux de dos à l’approche des fêtes familiales ? Vous souffrez peut-être du syndrome de Noël, d’une angoisse liée aux fêtes. Roger Fiammetti, ostéopathe émotionnel, a écrit le livre Les angoissés de Noël (Ed. Tredaniel) . Selon lui, et de longues années de pratique, le corps somatise. Il n’est pas rare de ressentir certains maux à l’approche des fêtes.

Les consultations chez les spécialistes du bien-être augmentent à des périodes sensibles émotionnellement.

Christiane Thiry et Anne-France Wéry, coaches de vie et auteures du livre En quête de sens et d’harmonie (Ed. Eyrolles) , confirment que la période de la fête de la nativité peut être source de tensions et de mal-être.

"Les fêtes de fin d’année, c’est le moment où se réveille toute l’histoire familiale", explique Christiane Thiry. "C’est le moment de retrouver ses pairs, de se retrouver en famille et… de retrouver toutes sortes de frustrations, de jalousies, de déceptions… C’est vraiment un syncrétisme d’émotions. Ce sont des moments de crise, parfois. De difficultés de se retrouver ensemble pour ceux qui, dès le départ, ont eu du mal à trouver leur place. Et c’est pour ça qu’il y a beaucoup de personnes qui ont peur de voir venir les fêtes. Durant les fêtes émerge ce type de questionnements et de mini-crises qui posent question d’où l’intérêt de prendre sa place durant l’année au sein d’une fratrie ou au travail et de ne pas attendre des moments douloureux."

Anne-France Wéry poursuit : "Le premier système dans lequel on vit est la famille. C’est avec celui-là qu’on poursuit nos routes dans les autres systèmes (professionnels, amicaux, associatifs…) et donc d’affranchir du regard des autres ou de charges émotionnelles part du noyau familiales. Lorsqu’il y a, via les fêtes ou les réunions de famille, ce retour aux sources, ça peut raviver certaines choses qu’il est important d’apaiser. C’est un travail en profondeur."

Dès lors, que faire ? Christiane Thiry conseille de d’abord mettre un mot sur des maux. "Il faut, d’abord, nommer les choses, ses émotions, ses relations à l’autre. Le langage reste une clé de voûte fondamentale. Et puis prendre le temps de dire bravo, merci… à la maison ou au boulot. Et célébrer le plaisir d’être encore ensemble."

Anne-France Wéry opine : "Il y a le cadeau des mots. Et aussi, le cadeau de pouvoir aussi sortir de ses routines de pensées, se libérer de peurs toxiques, se dire qu’on est acteur de sa vie et qu’on peut la prendre en main à tout moment…"