Société Malgré la fusion, les deux réseaux CGER et Générale de Banque continuent à exister dans la réalité

BRUXELLES Lancée en grande pompe au premier jour du printemps 2000, Fortis Banque est encore loin d'avoir digéré la fusion de la CGER et de la Générale de Banque.
En dépit d'un rebranding mené au pas de charge à quelques rares exceptions près (voir ci-contre), les quelque 2000 agences arborent fièrement le nouveau logo deux réseaux n'en continuent pas moins de coexister, au grand dam, parfois, de clients pour le moins déboussolés par les subtilités de la manoeuvre.
Ainsi, un client de l'ex-CGER ne peut toujours pas réaliser une opération aussi banale qu'un retrait d'argent dans une agence arborant un autocollant auparavant Générale de Banque. En cause: deux systèmes informatiques incompatibles. Du coup, l'infortuné client qui a la fâcheuse idée de se tromper de porte fera la file en pure perte.
Certes, ces problèmes devraient enfin être réglés le 17 septembre prochain soit 18 mois après la naissance de Fortis Banque lorsqu'un seul et unique réseau informatique présidera aux destinées de la première institution financière du pays. C'est le système informatique de la CGER qui sera, pour l'essentiel, repris.
Fortis Banque est toutefois d'ores et déjà une réalité pour les clients d'une septantaine d'agences fusionnées. Là, chaque agent dispose de deux ordinateurs, l'un branché sur l'ex-CGER, l'autre sur l'ex-Générale, qu'il utilise au gré de l' identification du client. `Toutes les opérations sont possibles pour tous les clients dans ces agences´, souligne le management de Fortis Banque.
Un mouvement de fusion qui se poursuivra dans les mois à venir. Quelque 170 agences fusionnées devraient avoir vu le jour d'ici la fin de l'année. Pas moins de 270 nouveaux points de vente fusionnées devraient également éclore pour la fin 2002.
Des agences où les opérations au guichet sont de plus en plus marginalisées au profit des espaces conseils.