Société

Test-Achats, Médecins du Monde et Kom op tegen Kanker organisaient jeudi un symposium au Parlement fédéral sur l’accessibilité et le développement des médicaments. 

Les trois organisations ont adressé 10 recommandations aux partis politiques. "Tous les partis politiques estiment que des ajustements sont nécessaires. Neuf recommandations sur 10 reçoivent le soutien de la majorité des partis", relèvent-elles, dans l’espoir que le prochain gouvernement fédéral s’attaque à la problématique. "Le prix des nouveaux médicaments et traitements explose. Leur remboursement met le budget de l’assurance maladie sous forte pression. Dans le même temps, aucun ou pas suffisamment de médicaments ne sont développés pour certains besoins médicaux importants (comme les nouveaux antibiotiques)".

En 2019, à politique inchangée, l’Institut national d’assurance maladie-invalidité (Inami) prévoit un budget des soins de santé en dépassement de 503 millions d’euros.

Les 10 recommandations sont : plus de financement public des études cliniques, un soutien aux modèles alternatifs de développement de médicaments, l’attribution des fonds publics en fonction des besoins médicaux et sociétaux objectifs, un financement public conditionné à la garantie d’un coût abordable et de la disponibilité des médicaments, la possibilité de refuser le remboursement d’un médicament à cause de son prix ou d’une efficacité trop réduite, la prise en compte des préférences des citoyens et des patients, des collaborations internationales plus vastes pour négocier les prix, le recours à des licences obligatoires quand la santé publique est en danger, l’abolition des contrats qui permettent de négocier des remises de prix confidentielles, et enfin la transparence sur les coûts de recherche et de développement des médicaments.