Société Explications d’un professionnel pour transformer le "mal du siècle en allié".

CEB. Examens. Échéances professionnelles qui se raccourcissent. Le stress est le lot de bon nombre de Belges en juin. Mais il ne doit pas toujours nous plonger dans une détresse angoissante. Il peut être " utile "

 "Le stress est toujours relié à une peur", explique Patrick Collignon, auteur, conférencier et coach. "Dans le cas précis des examens, on a peur de l’échec. Si on a un mode de vie sain, dans lequel on mange sainement, on boit un litre et demi d’eau, on écoute son corps et on dort le temps nécessaire, on est moins stressé. On sera plus focus sur la page à étudier."

L’auteur du livre Merci mon stress (Éd. Eyrolles) précise que "l’échec n’existe pas. Quand on était bébé et qu’on apprenait à marcher, on a fait mille tentatives. On a rarement vu des adultes arriver à quatre pattes au travail. C’est en grandissant qu’on nous dit ce qui est bien ou pas, ce qui est chouette ou non, en augmentant un niveau d’exigence qui implique un sentiment de rejet, d’impression d’abandon... Ce qui est en jeu avec la peur de rater, c’est qu’on ne veut pas vivre de circonstance désagréable. On n’a pas envie de rater une année et de voir le regard des parents et profs. Alors, on se met la pression pour réussir".

Il conseille d’alterner des périodes d’étude avec des moments de pause durant lesquels on bouge. "On ne prend pas d’écrans. On bouge, on fait un exercice sur lequel on se concentre. Il faut être actif et concentré."

Selon lui, il faut préciser qu’il n’existe pas que deux intelligences, comme celles (logico-mathématiques et littéraire) notées à l’école. "Il y en a huit et chaque personne est différente. Par rapport à l’échec, je conseille de se mettre dans une position d’observateur. Un examen en soi n’est pas stressant. Il ne l’est que si on se met la pression. Il faut voir l’examen comme une expérience, voir ce que ça donne. Et puis partir sur l’idée qu’on va réussir : 51%, c’est réussi, si on se base sur les points. Et pour les parents, il faut lâcher prise : vous n’avez pas le contrôle sur ce que votre enfant va faire en examen. Ça ne sert à rien de le stresser."